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Disques

Group Doueh & Cheveu – Dakhla Sahara Session

Group Doueh & Cheveu - Dakhla Sahara Session

Mine de rien, cela presque dix ans que Cheveu – le trio formé par David Lemoîne, Etienne Nicolas et Olivier Demeaux – tourne inlassablement. L’énergie est sans faille, d’ailleurs on l’a retrouve intacte sur leurs trois albums, « Cheveu », « 1000 » et « Bum ». Et pourtant, même si on ne compte plus le nombre d’écoutes inlassables de leur dernier album, un doute persiste, que faire après tout ça ?

Enregistrer pendant deux semaines en plein désert avec Group Doueh – à qui on doit quelques disques sahariens aux impressions fortement psychédéliques ainsi que des musiques pour les mariages et les fêtes – semble être une réponse tout en apportant de nouvelles questions. La somme des forces en présence est-elle supérieure à chacune des parties ? Le résultat sonne-t-il mieux qu’une mauvaise collaboration franco-saharienne vaguement labellisée World-music ? Pour faire court, on se contentera de juger le résultat sur pièce, ce disque est d’une rare puissance mélodique et électrique à un point tel qu’il nous semble impossible de ne pas l’écouter tous les jours.

L’ouverture avec « Moto Deux Places » donne le ton : plutôt que de se mélanger, les deux groupes campent sur leurs positions, affirment leurs styles et trouvent ici une sorte d’assemblage hétéroclite d’une rare efficacité. « Vas-y monte, monte derrière moi » harangue David Lemoîne avant d’enchainer avec l’urgence psychédélique de « Bord de Mer » où les musiciens partent à l’assaut d’un vieux texte de Maurice Dantec. L’electro-punk rencontre ici la transe traditionnelle faite d’électricité et de synthétiseurs.

On finit quasi au bord de l’épuisement avec « Tout droit » dont l’énergie devient quasiment prégnante au fur et à mesure des répétions rythmiques et on imagine déjà les musiciens de Group Doueh et Cheveu se retrouver dans un état similaire, en plein milieu de l’après-midi alors que le soleil tape. Heureusement, après les dernières notes d' »Hamadi » il ne nous reste plus qu’à retrouver un peu de calme avec « Skit 1 » et « Skit 2 », tout en restant assis sur les genoux, à pleurant de joie.

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