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Disques

The Jazz Butcher – Last of the Gentleman Adventurers

The Jazz Butcher - Last of the Gentlemen Adventurers 

Réédition bienvenue du dernier album en date de Pat Fish, paru confidentiellement en 2012 : une petite merveille.

Si le bien nommé “Last of the Gentleman Adventurers” est le dernier album en date de ce cher Pat Fish et de son increvable Jazz Butcher (en activité depuis 33 ans !), ce n’est pas stricto sensu une nouveauté – mais c’est tout comme. Financé par les fans via une campagne participative sur Pledge Music, il avait été pressé en vinyle à mille exemplaires seulement en 2012, et avait donc rapidement disparu de la circulation. Le voici réédité ces jours-ci en vinyle et CD chez Fire Music (qui publiera aussi bientôt des coffrets des périodes Glass et Creation) : l’occasion de redécouvrir une pièce maîtresse d’un des groupes les plus attachants de l’indie pop britannique.

S’y déploie du premier au dernier morceau, en 43 minutes et 30 secondes sans aucun temps faible, un songwriting classique et suprêmement élégant, entre pop légère et accents jazzy. On retrouve ici la quintessence de tout ce qui a fait la légende du groupe : des chansons brèves et catchy (“Shame About You”, “All the Saints”), portées par des guitares ligne claire comme on n’en entend plus tellement, du rock incisif et légèrement psyché (“Solar Core”), des ballades peut-être un peu moins mélancoliques que par le passé, mais toujours aussi belles (“Count Me Out”, “Mercy”, “Shakey”)… Trente ans après “La Mer” (popularisé par la reprise des Little Rabbits), Pat nous refait aussi le coup du morceau en français « for beginners » avec “Tombé dans les pommes”, dont le texte proche du non-sens fait justement référence à “La Mer” (« cette histoire des éléphants, c’est une chanson pleine d’argent », sic) sur fond de guitare presque manouche, d’accordéon et de bruits de bagarre (?).

Malgré cette variété et cette fantaisie typiques du Jazz Butcher, “Last of the Gentleman Adventurers” affiche une cohésion et une unité de ton généralement absentes de ses albums précédents. Son charme nostalgique sans être suranné vient nous rappeler que son auteur mérite sa place dans la panthéon des grands excentriques anglais, à la fois gentlemen et aventuriers. Vivement la suite !

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