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Discodeine – Discodeine

DISCODEINE – Discodeine
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DISCODEINE - Discodeine

Sur le mode Supermayer (réunion tupperware-techno + mot-valise), voici Discodeine, soit Pentile et Pilooski, deux producteurs inventifs, français plutôt qu’allemands, et à la réussite d’emblée surprenante. Un brin long en bouche, ce premier album n’en finit pas de squatter nos lecteurs de tous bords. Habile recette de disco mutante, Discodeine ose aussi les paysages sonores plus fracassés entre Moroder bressonien et Carpenter ibizé (« Antiphonie » et « Homo-Compatible », ou l’inverse). Un sens de la variété que ne contredit en rien l’unité profonde du disque. Il est même permis de l’écouter d’une traite sans trou d’air majeur, ce qui est rare. Le morceau le plus « pop-compatible », l’irrésistible « Synchronize » repulpé par un Jarvis Cocker très en forme, est même posé à la place du mort, la pénultième – ce qui prouve bien qu’il en reste sous les sabots. Et notamment, niveau voix, deux autres invités marquants ; Matias Aguayo dans le rôle de l’Ibère hormoné (« Singular », torride sans sueur sous les bras) et caution déprime envapée, notre idole absolue, Baxter Dury (« D-A » qui rappelle un peu « Young Gods » en mode électro). On dira deux derniers mots du massif « Grace » qu’aurait pu chorégraphier Baloo dans « Le Livre de la Jungle », et aussi de « Falkenberg » avec ses steel-drums pensifs, à quelques encablures des Creatures. « Say goodbye, drunken angel », sussure Baxter. Mauvaise idée, on aimerait bien retrouver Discodeine. 

 

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