The Wedding Soundtrack - Interview

12/06/2009, par Judicaël Dacosta | Interviews |
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THE WEDDING SOUNDTRACK

Après le très beau "Poland", The Wedding Soundtrack remet le couvert avec encore plus d'instruments, plus de chansons et en prime un quatrième membre qui vient prendre la basse et donner plus de puissance au live du groupe. Toujours soutenu par le très bon label indé Another Record, ils bénéficient cette fois d'une distribution nationale avec Anticraft, l'occasion de prouver à tous leur valeur. Ces quelques réponses devraient vous en apprendre un peu plus sur eux...

The Wedding Soundtrack

Pour ceux qui ne vous connaissent pas, pouvez-vous nous présenter le groupe ?
Clément : Le groupe est aujourd'hui un quatuor, il s'est monté petit à petit sur l'envie de jouer ensemble, sans modèle ou plan préétabli, on peut dire qu'on laboure le champ du rock indé dans le sens le plus large du terme, de la chanson pop à la lo-fi, du grunge au folk. Je crois que ce qui nous caractérise aussi, c'est d'essayer beaucoup de choses, même si on reste loin de faire de la musique expérimentale et que pour ma part je suis très attaché au format couplet refrain, moins de 4 minutes, à la fois à ce que ça empêche comme complaisance et à ce que ça permet.

Simon : J'ai envie de rectifier ce qu'on peut lire dans la plupart des chroniques. Au départ, The Wedding Soundtrack c'est Clément tout seul avec l'album "Sing Along Before You Drown" (2003). Ensuite, je suis arrivé et on a fait "Poland" (2006). Puis ça a été au tour de Mathilde de se joindre à nous et on a enregistré "Na Na Na Ro". Aujourd'hui nous sommes quatre avec l'arrivée de Vivien. Bien sûr, dans tout ça, Clément reste le pilier du groupe. Sans lui, le groupe n'existerait plus.

D'où vient le titre de ce troisième album ?
Clément : C'est un nom choisi un peu au hasard, qu'on a vu sur un papier et qui nous a semblé bien sonner, pouvoir évoquer des choses. C'est assez compliqué pour nous de choisir un titre, on ne pense pas les album comme des concepts mais comme des recueils de chansons, partant de là, donner un titre a toujours quelque chose d'un peu arbitraire.

Mathilde : Surtout qu'on a souvent du mal à se mettre d'accord !

Simon : En fait, on est très souvent d'accord.

Au sein du groupe quelle part prend chacun dans le processus de composition ?
Clément : La plupart du temps je viens avec une partie de guitare et le chant. Mais il arrive aussi que ce soit l'inverse ou que le travail en groupe m'amène à transformer totalement l'idée de départ que j'avais de la chanson.

Mathilde : En général, oui, c'est Clément qui amène une idée de départ, et ensuite chacun essaye de faire quelque chose dessus. C'est assez rigolo d'ailleurs de voir parfois comment le morceau a évolué par rapport à l'idée de départ.

Simon : Pour faire une comparaison bien pourrie, Clément est en quelque sorte la graine, Mathilde le tuteur et moi le jardinier. Vive le printemps! Mais il nous arrive d'échanger les rôles.

Dans le deuxième album, "Poland", il y a plus de douceur, qu'est-ce qui fait que "Na Na Na Ro" est plus enlevé ? Etait-ce une volonté de tous ?
Clément : Je pense que c'est déjà très simplement dû à l'arrivée de Mathilde, du coup il y a de la batterie sur presque toutes les chansons, ce qui était loin d'être le cas sur "Poland". A coté de cet aspect factuel, j'avais envie aussi de me mettre un coup de pied au cul, de ne pas m'enfermer dans un cocon.

 

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