Vents froids et Sirocco soufflent sur le Borderline

09/05/2007, par Gildas | Autre chose |
  • Facebook
  • Twitter
| permalien

Pour un concert de Klima, il se doit d'y avoir une allusion à la météo. Relisez le titre tout y est. Maintenant que c'est fait on peut passer au compte rendu de la soirée. Ça se passe au Borderline, une salle londonienne où j'avais déjà vu passer Cathal Coughlan en 2002. C'est donc sans peine que j'ai su retrouver le bar et que j'ai pu commander ma première pinte de bière fraîche. Ici les concerts commencent à l'heure et Klima (Angèle David-Guillou et sa bande) arrive sur scène discrètement pendant que la salle se remplit peu a peu. Une caisse claire, une drum-machine, un petit clavier, deux guitares : la mise en place est minimale et pourtant l'ambiance est maximale. Dès le premier morceau le public se laisse aller et écoute attentivement les compositions habitées du groupe. A la fin du morceau les applaudissements fournis montrent l'approbation. On aimait Klima sur disque, nous voila rassurés car elle passe très bien l'épreuve de la scène. Angèle semble même remarquablement à l'aise et multiplie les commentaires (politiques) et les petites blagues entre les morceaux. Mais si les concerts commencent à l'heure, ils terminent aussi à l'heure et en 30 minutes, c'est plié. La salle qui s'est remplie progressivement est restée fervente. Les chansons se sont enchaînées de comptines sophistiquées, en univers cotonneux et le concert s'est même terminé sur un passage bruitiste et enlevé du meilleur effet. Débarque ensuite Bunny Rabbit qui dispense sa grosse demi-heure de hip-hop-folk-trip-hop-rock happy beat. Le duo est beaucoup plus énergique sur scène que sur disque et le spectacle et ses effets spéciaux (ballons rouge et lapin en peluche géant) valent le détour. Le public hésite entre déhanchements et fuite au bar de peur d'être embarqué dans la chasse au dauphin (véridique) mais c'est pas grave parce que Bunny Rabbit aime les alcooliques (véridique aussi). Puis arrive la fée glacée Hafdis Huld et sa troupe de joyeux lurons nordiques. Ce qui frappe, après ses jolies chaussures rouges pailletées, c'est sa maigreur. Mais on l'oublie vite quand elle se lance dans un premier titre de Dirty Paper Cup. C'est de la pop classique qui surfe sur les thèmes habituels de l'amour et du bonheur simple. La gentillesse d'Hafdis, son sourire constant et son débit (très très très très très) rapide ajoute au charme de sa prestation. Le clou de la soirée reste Klima et ses chansons ouvragées mais le reste de l'affiche n'était pas mal non plus.

les derniers articles


»» tous les articles
»» toutes les chroniques de disque
»» tous les posts du blog
»» tous les CR de concerts et festivals
»» toutes les interviews