Sleater Kinney - La Cigale, Paris le 20 mars 2015

26/03/2015, par | Concerts |
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Pour leur première date française depuis la mise en veille de leur groupe en 2006, les trois Sleater Kinney ont prouvé avec ce concert à la Cigale qu'elles n'avaient rien perdu de leur pertinence et de leur efficacité.

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"No Cities to Love", album marquant le retour de Sleater Kinney, pouvait déconcerter par son côté plus pop et plus produit qu'à l'habitude. Au fil des écoutes, il s'est pourtant révélé comme ce qui restera certainement l'un des meilleurs disques de l'année.

A l'approche de leur date parisienne, il était légitime de se demander si ce nouveau son allait déteindre sur leur concert. Carrie, Corin et Janet accompagnées pour l'occasion de la discrète Katie Harkin à la guitare vont prouver que non dès "Price Tag" (premier morceau de “No Cities to Love") en ouverture de set.

Le look Riot Grrrrl des débuts a été remplacé par un style beaucoup plus chic, mais sur scène, leur musique reste tout aussi urgente qu'en 1994.

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 Il faut voir à quel point le groupe est soudé. Janet ouvre mille possibilités avec son jeu de batterie, Carrie en plus d'être une excellente guitariste fait le show avec ses moulinets à la Pete Townsened et ses kicks de kung-fu, et la voix de Corin semble encore meilleure qu'avant leur hiatus.

Sur les 26 morceaux joués ce soir, les titres du nouvel album s’intègrent parfaitement dans une setlist couvrant l'intégralité de leur carrière. Ainsi "A New Wave", "Surface Envy" et "Bury Our Friends" côtoient sans rougir des classiques comme "Get Up", "Jumpers" et "One More Hour". Le tour de force du groupe est d'éviter de sombrer dans la nostalgie du concert de reformation. Le public de la Cigale finira sur les genoux avec un "Dig Me Out" joué en rappel avant un dernier titre résumant à merveille l'attitude du groupe : "I Wanna Be Your Joey Ramone".

Sentiment rare de nos jours, une fois le concert terminé, on se dit que le rock est peut être encore bel et bien vivant. Pendant presque deux heures, il était là, devant nos yeux éblouis et notre bouche grande ouverte.

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Crédit photos : Benoit Daviou

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