Singles - Ramponneau Paradise, Elista, Sinner DC

15/10/2003, par Rodérick Petetin | Singles en bref |
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SINGLES par Rodérick et Guillaume


RAMPONNEAU PARADISE - Ramponneau ParadiseRAMPONNEAU PARADISE - Ramponneau Paradise
(autoproduit) - [site]
Décidément, la Normandie me surprendra toujours ! Alors que les salles de concert sont squattées par des hordes de groupes de reggae ayant tous un "vibration" judicieusement glissé dans leur nom de scène, il se développe une scène pop conséquente de groupes pointus et talentueux.
Après Dirge, Sundayer et Maarten (pour ne citer qu'eux), c'est donc Ramponneau Paradise qui pose les bases de sa pop cultivée avec un premier EP (à ma connaissance) contenant cinq titres. La pop à humeur variable de ce duo (?) nous invite dans une bulle hermétique aux éléments extérieurs, avec comme seuls accompagnateurs des dialogues de films susurrés et quelques voix plus ou moins présentes (le duo de "outside of pictures" est à tomber). Le résultat est souvent surprenant même si on retrouve quelques passages plus familiers de pop "old school", l'atmosphère qu'installe Ramponneau Paradise est vraiment singulière (Migala est approché par moments). La suite est attendue avec impatience ! (Rodérick)


ELISTA - DeboutELISTA - Debout
(Recall)
Le problème avec Debout, le titre très réussi d'Elista c'est qu'il ne ressemble pas aux deux autres titres de ce single. Alors, deux hypothèses peuvent être avancées : soit "Debout" est un concours de circonstance miraculeux parce qu'Elista n'est qu'un groupe de variet' qui rêve d'être estampillé "Europe2" ou alors "Debout" reflète la musique d'Elista, "La nuit madrilène" et "Perceval" (les deux autres) n'étaient que des morceaux datant de l'époque où Elista se cherchait encore.
N'ayant pas la réponse, je dirais juste que "Debout", single mêlant la mélancolie de Superflu à la puissance d'un Mickey 3D, laisse augurer du meilleur pour Elista. Réponse sur long format ? (Rodérick)


SINNER DC - Audio VidéoSINNER DC - Audio Vidéo
(Polaris / Mosaic)

Les Suisses de Sinner DC en avaient étonné plus d'un en 2001 avec un album mêlant electro froide et guitares glacées. A ce disque brumeux et mystérieux succède "Audio Vidéo", son complément hybride sur lequel Sinner DC compile et revisite. Compile tout d'abord avec une partie vidéo qui regroupe trois clips tirés des sessions d' "Ursa Major" et deux inédits extraits de ces mêmes sessions. Deux titres qui enfoncent le clou et prouvent encore une fois que les Sinner DC savent écrire de belles mélodies flottantes agrémentées ça et là de blips à propos. Mais ces deux titres prouvent aussi et surtout que Sinner DC a atteint un somment en matière de chant susurré, chuchoté, sur le mode du secret qu'il faut partager. Pour la revisite il y a aussi cinq remix. "Porcelain" l'un des meilleurs morceaux d' "Ursa Major" est torturé et concassé par les rythmes en boite et les parasites qui sifflent. "Piano" (l'autre meilleur morceau) nous est livré nu, plein d'espace dans un registre proche de ce qu'Air peut faire de mieux. Vient ensuite une performance sonore des autres Suisses à suivre de Velma qui reprennent "On The West Side", le clochardise avant de l'introniser roi des étoiles pour une rave improvisée. (Guillaume)

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