Singles - Teenage Fanclub, The Exploders, River, Queen Adreena, Bright Eyes vs Her Space Holiday

02/11/2000, par Gildas | Singles en bref |
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SIMPLES en bref - par Gildas

TEENAGE FANCLUB - I need directionTEENAGE FANCLUB - I need direction
(Columbia)

[site]
Insouciants du temps qui passe les Teenage Fanclub poursuivent leur bonhomme de chemin. En fan de pop artisanale la route qu'ils ont empruntée les entraîne tout près des territoires des Byrds et des zombies. C'est à grand coup de shalala et de babapapa qu'ils accompagnent leurs guitares cristallines et leurs claviers moqueurs. Les 2 titres signés tour à tour Love puis McGinley ne dérogent pas à la règle d'or des Teenage (POP sinon rien) et ne dépareilleraient pas sur leur chef oeuvre qu'était "Grand Prix". La cover des Pixies "Here comes your man" qui clôture le ep est plus anecdotique mais rappelle la peel session qu'ils avaient partagée avec Franck Black et c'est déjà pas si mal.

THE EXPLODERS - What's What & Who's WhoTHE EXPLODERS - What's What & Who's Who
(Teenage USA)

Un hymne punk viril et idiot comme il se doit mais très réjouissant pour quiconque est deja rentré dans un bar louche le sourire aux lèvres. Le riff des guitares est lourd à souhait, la rythmique sent bon le cuir rapé et la sueur. Cette musique est la bande son parfaite d'un bouge ou la bière coule a flot et où il y a plus de tatouages et de taches de graisse sur un membre du public que de tableaux aux murs du Louvres. Et pourtant une fois qu'on y a goûté, difficile d'enlever ce single de la platine tellement il est jouissif. Un pied chez les punks trouducs du Texas et un pied chez les Cramps et Boss Hog, The Exploders réveillent le pogoteur qui sommeille en chacun.

RIVER - Poseidon's GirlfriendRIVER - Poseidon's Girlfriend
(Shelflife)
N
ourri au sein par l'electronica des années 80 (de Soft Cell à Depeche Mode) et ensuite émerveillé par la pop minimaliste de la scène française (oui oui, Katerine et Dominique A en tête) le français River recrache des comptines mirobolantes sur un orgue antédiluvien. Sans façons, sans se la jouer gros bras, les mélodies simples et intrigantes font penser à un des disques troublions de 99, le toujours plus attachant "6633" de Toog. 3 chansons naïves, l'une carrément infantile les deux autres un peu plus sérieuses, de quoi réjouir les amateurs de bricoles pop.

QUEEN ADREENA - Jolene / pretty Polly
(Blanco y Negro / Warner)
[site]

La pochette était très belle : jolie montage photo en noir et blanc d'une femme/manequin l'air fragile sur fond noir. L'intro aussi était pas mal, bruits de désert, voix fragile proche de Pooka et puis patatra un riff de guitare moche qui casse tout. Tant pis, je passe au second morceau et la aussi très bon début, voix gracile, un peu d'écho et une guitare pincée a la manière d'une harpe (Pooka encore) et puis finalement toujours cette satanée guitare qui vient tout saborder ce n'est pas aussi grave que sur Jolene mais Pretty Polly aurait pu être tellement plus belle simplement habillée d'acoustique. Heureusement il y a en plus sur le cd le clip de Jolene qui s'il ne rattrape pas le gâchis de la mise en musique compense par des image de western lynchien de toutes beauté.

BRIGHT EYES vs HER SPACE HOLIDAY - split single
(wichita)

Confronter la beauté du désespoir rageur et renfrogné de Bright Eyes aux compositions flottantes et mélancoliques d'Her Space Holiday peut sembler absurde a priori, mais pourtant ce split single se tient. Il se tient d'abord grâce au choix pertinent des morceaux qui le composent (parmi les plus beaux extraits possibles des albums respectifs des deux neurasthéniques de service), grâce ensuite au talent de Marc Bianchi (seul maître à bord d'Her Space Holiday) qui unifie ce ep d'une douce mélancolie. Pour les amateurs de Hood, Pale Saints et Smog et pour tout le monde en fait, un ep d'une beauté lancinante.

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