Singles - Vincent Oliver, Ensemble, Vitalic

17/08/2006, par David Larre | Singles en bref |
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SINGLES par David Larre

VINCENT OLIVER - EP
(Loaf / Chic a-Chic)

Loaf est un nouveau projet de diffusion de musique à faible coût, soucieux de lancer de nouveaux artistes à travers un disque mensuel différent, tiré en nombre limité mais dans un packaging chiadé. Le premier à bénéficier de ce programme de lancement, l'Anglais Vincent Oliver, propose une électronique érudite et fluide qui a de quoi faire pâlir des artistes plus en vue. Le premier morceau, broderie electro sur fond de bourdonnement noisy (une seule corde triturée, comme pour déjouer le soupçon de musique à guitare), est dédié à My Bloody Valentine, mais rappelle aussi l'atmosphère instable de "The Comforts of Madness" des Pale Saints. Bien joué. Il s'enchaîne naturellement avec un instrumental fait de nappes de synthés suturées avec une élégance rappelant les bons moments de M83. Le troisième morceau évoque un peu un Martin L. Gore sous vocoder et calmants, et le dernier, pour anecdotique qu'il soit, ne dépare pas un premier disque qui laisse espérer une (belle et prochaine) suite.

ENSEMBLE - Disown, Delete
(Fat Cat / PIAS) - [site] - acheter ce disque

Le Français Olivier Alary, lui, s'est déjà fait un nom. Seulement, il le doit peut-être encore davantage à ses collaborations avec Björk sur les albums "Vespertine" et "Medúlla" qu'à son projet ensemble. Avec son second album, auréolé de l'intervention d'invités de prestige (dont Lou Barlow), il entend cette fois faire reconnaître l'originalité de sa conception musicale. Le vocal-guest sur ce premier single n'est autre que Chan Marshall. Sur fond de (fausses ?) percussions mélodiques réverbérées et de guitare acoustique, elle égrène, sirène un peu titubante, les notes d'une ballade éthérée et sans attache. Assez erratique mais pas désagréable. Impression qui persiste avec "Carmine", morceau ambient complexe qui aurait pu rester à l'état d'instrumental, car l'intervention de Tamar Amir est réduite à trop peu. C'est moins le cas sur le beau "Their Lines" où la balance mélancolique du piano et le mélange des voix, masculine et féminine, offrent un bel espace de rêverie à l'auditeur. Quant au remix du morceau-titre par Tim Hecker, il prend beaucoup de liberté pour finalement renvoyer une impression très fidèle de l'atmosphère originale : une sorte d'impressionnisme instable, éventuellement inquiétant, qui fait le charme, et les limites, de tout l'album.

VITALIC - You Are My Sun
(Citizen / PIAS) - [ site]

Un simple deux titres pour Vitalic, mais agrémenté du gadget d'une seconde petite rondelle, mix échantillonné à partir de l'album "OK Cowboy". Alors, quoi de neuf depuis le "fabuleux rival de Homework" ? Le premier titre, "You Are My Sun" joue allègrement des syncopes et des synthés, dans une sorte de techno aérienne qui monte bien en puissance, mais le vocoder employé est assez lourdingue, cachant mal en cela une partie vocale un peu pauvre. Pas mal mais sait mieux faire. En revanche et en complément, un "Bells" (featuring Linda Lamb) qui accélère méchamment le tempo pour la piste de danse, avec l'appoint d'une guitare "grasseyante", et c'est déjà plus satisfaisant.


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