Pokett - The Peak

25/01/2008, par Guillaume Sautereau | Albums |
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POKETT - The Peak
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POKETT - The PeakDécidement, il ne faut jamais se priver d'un bon mot. Peak-Pokett, vous saisissez ? Et en plus ça nous donne droit à une jolie pochette enneigée.
Il y a trois ans, le premier album de Stéphane Garry aka Pokett, "Crumble", avait fait son petit effet, son oecuménisme électro-folk étant même récompensé par un mérité succès d'estime, de quoi donner au garçon une confiance en béton. Les talents de mélodiste de Pokett sont confirmés dès l'entame de ce nouvel album, avec le très joli "Party Crasher", morceau pop miniature (de poche ?) à la Kevin Tihista, parachevé par de savoureux et fins arrangements de cordes. Si Pokett laisse parfois parler la poudre ("If You Ever (Change Your Mind Just Let Me Know)", à fond dans le rouge après une intro tout en douceur, "Anything Today"), le propos reste majoritairement acoustique, et, voix pâle aidant, la référence à Elliott Smith vient à l'esprit. Mais pas de pillage de tombe ni de monomanie. Stéphane, entouré d'une sorte de dream-team parisienne (Laurent Vaissière de Paloma, Stéphane Laporte de Domotic, Cyann de Cyann & Ben, Kumi Okamato de Konki Duet...), sait jumeler ses talents de mélodiste à une science de l'arrangement varié et délectable : ainsi le faux-plat d'"Eastern Doll", le joli "Follow", beau et simple comme une mélodie d'Iron and Wine, qui s'illumine et enlumine progressivement et subtilement avant de verser dans un final instrumental en apesanteur. Whaou.
Enfin, comme "Crumble" avait son "Train" en guise de locomotive, "The Peak" a son tube, l'imparable "I Don't", accompagné d'un clip malin. L'album s'achève sur "Peek-a-Boo", amusante rencontre entre vocalises évanescentes à la Milton Nascimento et guitare acoustique à la mode de Chicago.
Depuis "Crumble", la musique de Pokett a donc pris de l'ampleur, en demeurant touchante et généreuse. Jeu de mot ou pas, c'est bien à un sommet qu'on a à faire. Il y eut en tout cas bien peu d'albums à pouvoir rivaliser à cette altitude dans notre beau pays en 2007.

Guillaume

A lire également, sur Pokett :
la chronique de "Crumble" (2004)
le track by track de "Crumble" (2004)

Party Crasher
Strange
Eastern Doll
Anything Today
Follow
When I Fail
I Don't
If You Ever (Change Your Mind Just Let Me Know)
Peek-a-Boo

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