Pavement et The National au Zenith

10/05/2010, par | Concerts |
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Je me demande ce que je pouvais espérer de mieux comme concert : le groupe préféré de toute mon adolescence avec en première partie le groupe qui m'a le plus ému ces dix dernières années. Cela débute (trop tôt) donc avec The National, qui viennent nous présenter leur excellent dernier album "High Violet". Au quintette originel s'ajoutait l'habituel Padma Newsome (claviers, violon, harmonium...) et deux cuivres (l'acoustique du Zénith ne leur rendit pas hommage). C'est dingue comme ce groupe grandit en arrivant à garder la même présence et la même densité émotionnelle. Aux nouveaux titres frappants des Américains ("Afraid of Everyone", "Lemonworld") se mêlaient les classiques "Apartment Story" ou "Fake Empire". Comme d'habitude, Matt Berninger descendra dans le public pour "Mr November", s'arrêtant cette fois-ci pour chanter... devant sa mère et sa s½ur de passage à Paris ! On se ruera donc encore pour les voir dans une salle plus appropriée. Je me retrouvais ensuite dans la peau du vieux fan idiot, qui se caractérise par le fait d'avoir acheté ses places six mois à l'avance (le Zénith n'était finalement pas plein), et d'arborer un vieux T-shirt qui laisse entrevoir les bourrelets. Pavement a l'air d'avoir moins vieilli que son public. Mis à part Scott Kannberg qui a pris un peu de poids et qui porte la "casquette-béret qui camoufle la calvitie", les quatre autres gardent un éternel look d'ado. Après une entrée surprenante avec, en fond, une ballade de pêcheurs bretons, les Américains vont égrener tous leurs principaux standards en débutant avec "Silence Kit" suivi de "In the Mouth a Desert" et "Stereo". Aucun ordre chronologique donc dans la setlist du groupe de Stockton. Cela va assez vite, seuls "Fight This Generation" et "Stop Breathin" se verront rallongés. Kannberg souffre sur "Date w/ Ikea". Nastanovich hurle autant qu'il le peut sur "No Life Singed Her". Stephen Malkmus affiche nonchalamment l'air du mec le plus cool de la terre en faisant son cabotin minimaliste, prenant des poses volontairement ridicules. Les Américains se planteront deux ou trois fois, mais offriront un excellent concert qui aura bien rassasié le fan. Après, force est d'admettre qu'aujourd'hui, The National c'est quand même plus intéressant.

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