The Patriotic Sunday - Interview

28/07/2010, par Benoit Crevits | Interviews |
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THE PATRIOTIC SUNDAY

Depuis deux ans, POPnews a pris ses quartiers d'été au Rock dans tous ses États. Dans la programmation éclectique de ce festival, entre Suicidal Tendencies et Ronan Luce, je décide de me pencher sur The Patriotic Sunday. Rencontre avec Eric Pasquereau, électron libre de la scène nantaise, qui avec "Characters", le dernier album, nous a agréablement surpris.

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On te retrouve cinq ans après "Lay Your Soul Bare". Vincent Arquillière à l'époque dans sa chronique citait Cohen, Drake, Jobim. Sur le deuxième album on est assez loin de ces références. Tu as de nouvelles influences aujourd'hui ?
Non pas vraiment. Pour moi, le Folk c'est la base de mon travail. J'écris toujours accompagné de ma guitare acoustique. C'est plutôt la volonté de faire quelque chose de différent. Je me sers de ce projet solo comme d'un laboratoire où je peux m'amuser un peu. Actuellement, je me dirige encore vers une autre direction musicale. J'ai également envie de refaire des choses tout seul. Je travaille aussi sur un nouveau disque avec La Terre Tremble, un collectif qui est sur Effervescence également. On se dirige vers des choses psychés, folks. "Lay Your Soul Bare" s'est vraiment fait de façon spontanée, naturelle. J'aurais pu refaire un second disque du même moule, mais j'avais juste envie de prendre des risques quitte à me planter. Multiplier les projets permet également sur un plan humain de faire de belles rencontres.

Sur la plupart des titres de Characters, tu casses le rythme des chansons en y introduisant des intermèdes, des périodes en suspens. Ca vient d'où cette manière de saucissonner les chansons ?
J'avais également fait ça sur le premier disque. C'est ma manière d'écrire. J'aime bien emmener une chanson sur un rythme, le briser et en récupérer les miettes. c'est aussi un souffle dans la chanson mais je reconnais que c'est comme un tic chez moi.

Sur scène ça part dans tous les sens. Tu es inspiré autant par Bonnie "Prince" Billy que par Weezer ou Why?
C'est vrai. Surtout sur "Characters" qui est un album assez éclaté. Bill Callahan, Pavement, Lou Barlow, sont vraiment des personnes qui ont compté pour moi. A l'écoute de ces artistes je me suis dit qu'il était possible avec un son dégueulasse de faire des choses d'une grande sensibilité.

J'ai beaucoup aimé ton clip Jonas. Il a vraiment une gueule extraordinaire ce coiffeur. Tu peux nous en dire plus.
C'est Victor. Un vrai coiffeur qui possède un vrai salon. Il se trouve près du métro Cadet à Paris. C'est un ami de notre tourneur Murailles Médias. Je l'ai rencontré le jour du tournage. On s'est bien amusé. Il a une tête de dingue. Il a d'ailleurs fait un peu de cinéma avec Belmondo ou Delon, je ne sais plus. Mais c'est un type extraordinaire avec coté "Titi parisien" à l'ancienne.

 

Tes chansons tournent autour de toi. Pourquoi ?
Oui toujours. Parce que je ne veux pas m'aventurer dans la fiction ou dans un quelconque message qui dépasse ma propre expérience, parce que l'on peut y perdre son honnêteté. Je préfère me concentrer sur moi-même, même si parfois, il n'y a rien de passionnant. En même temps, je parle de sujets universels où chacun peut s'identifier.

Pas évident d'ouvrir un festival ?
Non pas trop difficile. L'important c'est d'être là et de faire écouter notre musique. En même temps, on ne fait pas la musique la plus festive de la planète...

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