Quelques jours d'octobre, entre vivants et fantômes - 2ème partie : The Most Serene Republic, Dean & Britta, Voxtrot, ...

14/05/2008, par | Articles |
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QUELQUES JOURS D'OCTOBRE, ENTRE VIVANTS ET FANTÔMES - 2ème Partie : The Most Serene Republic, Dean & Britta, Voxtrot, ...

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Mercredi 17
Toujours dans le cadre du CMJ, les Giraffes jouent ce soir au Crash Mansion, une salle récemment ouverte sur le Bowery, à Manhattan. Les vrais New-Yorkais n'aiment pas l'endroit, ils trouvent que ça fait "trop L.A." Le chanteur des Giraffes s'en amuse : "Bienvenue dans le sous-sol de la maison de mes parents !" Nous ne devons pas être plus de vingt, il est 23 heures passé, c'est le dernier concert de la soirée. Les Giraffes jouent une sorte de heavy metal semi-parodique, pas très loin de Queens Of The Stone Age, mais sans le son ni le génie mélodique de Josh Homme. Sur scène, c'est quand même un sacré spectacle, avec échange de jets de bière entre le groupe et le public... Ne pouvant plus fumer dans les bars et les salles de concerts, les New-Yorkais semblent se rattraper sur l'alcool.

La page MySpace des Giraffes

La soirée se poursuit avec le chanteur des Giraffes, Chad et deux de ses amies, dans un bar, The Back Room, que je n'aurais pas trouvé tout seul. Il ressemble d'ailleurs à un speakeasy, ces débits de boissons clandestins de la Prohibition. Le barman n'est autre que le batteur de Chad, ce qui nous permet de boire quelques cocktails à l'œil en écoutant la musique de notre choix.

Jeudi 18
Concert des New York Howl - des amis de Chad - dans un bar d'Alphabet City. Nous devons être une vingtaine dans une petite salle de billard, la scène est dans un coin. Le chanteur, très grand, fringué comme l'as de pique, rappelle un peu celui des Liars. Le saxophoniste, lui, avec sa petite taille et ses lunettes de soleil, est une vague réplique de John Belushi dans les "Blues Brothers". Même rituel à base de bière qu'avec les Giraffes... Les compositions ne sont pas toutes inoubliables mais le groupe, au-delà de son côté hipster, a une vraie présence. Je repars avec leur album, "People Will Come to See Us Ride", assez rugueux, rétro et bluesy. Plutôt anecdotique, mais bon esprit.

La page MySpace de The New York Howl

Vendredi 19
Dernière étape du CMJ Marathon à l'Union Pool, à Williamsburg. La configuration de l'endroit rappelle un peu celle de la Maroquinerie, à Paris (le restaurant en moins) : un grand bar, une cour envahie par les clopeurs, et une jolie petite salle de concerts. C'est là qu'on fait connaissance, à une heure tardive (permise par le service 24h/24 du métro, même s'il vaut mieux être patient...), avec O'Death, troupe locale semblant tout droit sortie de "Délivrance", et qui décrit sa musique comme de la "country gothique", plus proche dans l'esprit des Appalaches profondes que de l'industrie de Nashville. Tout cela n'est pas sans rappeler d'ailleurs les Violent Femmes de "Country Death Song". Mais malgré ces obsessions quelque peu morbides, le concert, succession de morceaux courts et joués avec une énergie presque punk (ils reprennent d'ailleurs les Pixies), ressemblait plus à une célébration de la vie, le public branché se lançant même dans un pogo effréné au son du banjo et du violon électrifiés...

La page MySpace de l'Union Pool

La page MySpace d'O'Death

 

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