Neal Casal - No Wish to Reminisce

02/06/2006, par Jean-Christophe Mauger | Albums |
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NEAL CASAL - No Wish To Reminisce
(Fargo / Naive) [site] - acheter ce disque

NEAL CASAL - No Wish To Reminisce Même s'il s'agit de son premier album solo original depuis le férocement AOR "Anytime Tomorrow" en 2001, Neal Casal n'a pas manqué d'occuper le terrain : disque de reprises ("Return in Kind", l'an dernier), récréation collective sous forme de gumbo Memphis soul avec ses deux copains d'Hazy Malaze ou collaborations diverses (Shannon Mac Nally, Ryan Adams), ses absences n'ont jamais duré suffisamment longtemps pour qu'on les remarque. Et à chacune de ses réapparitions surgit la même antienne selon laquelle Neal Casal serait un trésor caché du folk-rock americana, qui serait destiné à une reconnaissance planétaire si le public avait le bon goût de se tourner vers lui. Outre qu'il est probable que les bars d'Austin, Texas, accueillent tous les soirs des types dotés des mêmes arguments (physiques et musicaux) que Neal Casal, pas sûr que "No Wish to Reminisce" fasse réellement avancer le débat. A grands traits, on remarquera que la production de Michael Deming (Beachwood Sparks, Pernice Brothers) est à la fois très chatoyante et un peu monolithique, que l'approche évoque la pop doucement fêlée de Ron Sexsmith et que l'inspiration descend en ligne directe des derniers feux-follets hippie du Laurel canyon des 70's (un Jackson Browne en plus rugueux ou un James Taylor en moins mellow définirait assez bien le son Casal). Tout cela accroche bien l'oreille mais pour la ferrer définitivement, le poulain de Fargo devrait abandonner certains tics d'écriture Kinks ("Sleeping Pills in Stereo") ou Byrds ("Too Far to Fall"), renoncer aux facilités qu'il s'octroie largement (ce disque contient autant de la-la-la qu'une hypothétique reprise de "Hey Jude" par le Grateful Dead) et laisser émerger une personnalité qu'on cherche un peu vainement tout au long de ces 13 plages écrites, semble-t-il, en tirant la langue devant l'effort. Et si un conseil est possible, l'excellent souvenir laissé par son album d'outtakes "Basement Dreams" fait regretter que Neal Casal ne poursuive pas dans cette voie plus intimiste et personnelle où il est incontestablement à l'aise et attachant. Next time ?

Jean-Christophe Mauger

You Don't See me Crying
Sleeping Pills in Stereo
Grand Island
Death of a Dream
Too Far to Fall
Sundowntown
Lost Satellite
Remember What it's Like
A Message You can Send
Down a Strange Street
Traveling After Dark
Freeway to the Canyon
Saw Stars



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