Festival MOFO#4 - Saint Ouen, Mains d'Oeuvres, 30 juin, 1,2 juillet

07/07/2004, par Jan Fiévé, Jean-Christophe Mauger et Guillaume Sautereau | Festivals |
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2 juillet : ultime journée

Party of One devait ouvrir les débats de ce vendredi en version réduite (à son chanteur, Eric Fifteen), mais c'est annulé, et quand on arrive, c'est Kevin Blechdom qui est sur scène. Son ordinateur assure l'accompagnement tout seul comme un grand - ça sonne un peu comme une démo de synthé Bontempi - et elle s'époumone par dessus avec un bel enthousiasme. Grand moment pour clore le concert, la reprise du "I will always love you" de Whitney Houston pour laquelle Kevin met à rude épreuve la résistance de ses cordes vocales dans un final à rallonge..
Hop, direction la scène FO pour le set d'Elboydie, que je vois pour la première fois depuis longtemps et pour la première fois en groupe. Un ou deux morceaux anecdotiques ne ternissent pas l'excellent impression d'ensemble de ce concert livré avec un bel enthousiasme : pour peu qu'on soit un peu myope, on aurait presque pu croire assister à un concert de Neil Young accompagné du Teenage Fan Club. Bon, ok, Neil Young en plus petit.
Hop, retour sur la scène MO pour découvrir the Projects, nouvelle signature du label anglais Track and Field (Saloon, Herman Düne). The Projects, c'est le nouveau... projet de Morgan Lhote, ex Stereolab. Claviers vintage y côtoient une section rythmique impressionnante qui assure une solide charpente pour des morceaux ma foi diablement efficace. N'est à déplorer que les voix un peu timides et un chanteur-guitariste qui tire ostensiblement la tronche.
C'est ensuite le tour de Troy Van Balthazar, très expressif chanteur de Chokebore échappé en solo. Comme Joseph Arthur ou Dominique A, celui-ci use d'une pédale sampler pour s'accompagner, ainsi que d'une boîte à rythmes. Malheureusement, cela donne souvent un petit côté étriqué aux compositions et la prestation du garçon s'en ressent.
Le concert d'Herman Düne fut tout simplement excellent, comme souvent (mais pas toujours). Les deux frères, accompagnés du fidèle Néman à la batterie, et d'un trio de choristes/go-go-dancers déchaînés (la frangine Li-Lund, Kimya Dawson et un bassiste) jouèrent une nouvelle fois beaucoup de nouveaux titres dans cette veine velvetienne qu'ils exploitent à merveille. Le premier rappel de la soirée pourtant minutée précisémment sera pour eux.
Une tournée de bières plus tard, Jad Fair monte sur scène. Un seul mot vient à l'esprit de toute l'assistance : énorme ! Entre happening déjanté et transe rock'n'roll débridée, Jad est un tout bonnement un performer impressionnant. Grand seigneur, il n'oublie pas de saluer son camarade Daniel Johnston, de saluer Casper le gentil fantôme ou Superman ou même d'inviter le guitariste de Temple Temple à le rejoindre sur scène pour l'accompagner à la guitare - il s'en tire avec grande classe. Difficile de s'en remettre et ensuite, on écoute avec un petit peu de honte les excellents Comet Gain d'une seule oreille.


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