Les Eurockéennes de Belfort, 25 ème édition (4 au 7 juillet 2013)

26/07/2013, par Judicaël Dacosta et Camille Grumellon | Festivals |
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Hyphen Hyphen, The Black Angels et Skunk Anansie. (J.D.)

Après un rapide passage à un point d'eau pour remplir quelques bouteilles, direction le Club Loggia afin de découvrir les Niçois d'Hyphen Hyphen. Agréable mise en jambes au son des hymnes electro-pop énergiques du groupe, tenues paillettées sur la peau et chorégraphies bien en place pour les deux demoiselles sautillantes qui occupent le devant de la scène.

La curiosité, et uniquement la curiosité, me fera prendre une boisson sur les hauteurs de la grande scène pendant Keny Arkana, que j'aimerais faire raccompagner gentiment à la même voiture que Lou Doillon, histoire qu'elle ait de la compagnie. 


Fini les conneries, les Américains de The Black Angels, avec leur rock psychédélique sombre, déploient leurs ailes sur un parterre assez clairsemé, dû au retard de The Vaccines, qui finiront par jouer en même temps sur l'esplanade Greenroom, divisant le public en deux. Qu'à cela ne tienne, The Black Angels feront tout de même le job et avec brio, leur musique se prêtant parfaitement à une descente de soleil derrière la scène.

Skunk Anansie à l'écran

Je finirai mon compte-rendu pour cette belle édition des Eurockéennes par la prestation de Skunk Anansie, groupe dont je suivais la discographie dans les années 90, (et oui, on suivait une discographie à l'époque, on ne followait pas sur FB et Twitter), le monde change que voulez-vous… mais pas Skunk Anansie, qui n'a rien perdu de sa superbe, les riffs tranchants de Ace n'ayant pas pris une ride et Skin étant toujours aussi dominatrice (elle n'hésite pas à mordre les tétons de Ace pendant que celui-ci se livre à un solo dont il a le secret). Juste avant le concert, j'ai discuté avec une bande d'adolescents, qui me disaient ne pas connaître Skunk Anansie. En les leur conseillant, j'avoue que j'avais un peu peur, me basant sur des faits quasiment historiques pour eux, qui étaient pour certains encore dans le ventre de leur mère pour la sortie de "Paranoid and Sunburnt", le premier album du groupe. Une fois le concert terminé, j'étais presque fier d'avoir pu les inciter à rester, tant SA, emmener par une Skin endiablée, a conquis le public ce soir, à coups de slam, d'accroupissement de toute la foule et pour couronner le tout, d'une descente dans le public, se perdant au milieu de ses nouveaux fans, au point qu'Ace demande au micro "Où est-elle?", pour le plus grand bonheur des hommes de la sécurité, qui ont du se faire une belle frayeur.

Un grand merci à Skin donc pour cette belle surprise, je vous laisse avec Camille et le final de Blur, je remercie au passage ma petite bande, Léa, Alice, Thibault, Adrien et Oli, pour leur compagnie qui a assurément rendu ces trois jours encore plus beaux.

Palma Violets, The Vaccines, Tame Impala et Blur. (C.G.)

Le dernier jour est déjà là. Et il n'a pas déçu. Après une belle ouverture de scène par les prometteurs Palma Violets, les Vaccines montent sur scène pour une vraie démonstration avec presque une heure de retard qui leur sera vite pardonnée au vue de l'énergie qu'ils déploient. Montent ensuite sur scène ceux que j’attends depuis le début du festival, à savoir Tame Impala.

Graham Coxon de Blur

Et nous voilà en route pour une heure de rock psychédélique à la sauce Australienne. Une voix parfaitement identique à celle de la version studio, donc zéro déception de ce côté, et des instrus retravaillées pour encore plus d'intensité. Le festival n'avait pas choisi n'importe qui pour clôturer le festival, Damon Albarn a remis sa casquette de chef de Blur et le public l'attend avec impatience. Et quel bon moment nous avons passé... Le chanteur n'a rien perdu de son talent et sur scène il s'avère être un vrai showman. J'y serais restée des heures et des heures à réécouter les grands classiques du groupe. Le final sur "Song 2" était l'un des plus électrisants du festival. Quelle belle apogée pour ce long et beau weekend !

Damon Albarn de Blur 


Photos par Marion Louis, Camille Grumellon et Judicaël Dacosta. 

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