Les Eurockéennes de Belfort, 25 ème édition (4 au 7 juillet 2013)

26/07/2013, par Judicaël Dacosta et Camille Grumellon | Festivals |
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The Strypes, Two Door Cinema Club, Kavinsky et Rich Aucoin. (C.G.) 

La chaleur est définitivement tombée sur le festival et la fatigue commence à pointer le bout de son nez. Mais on s'accroche au vue du reste du programme. En me baladant entre les concerts, je me suis arrêtée devant les Strypes et leur visage enfantin. Les jeunes Irlandais m'ont bien surprise avec leur rock flirtant avec le blues et la voix impressionnante du chanteur. Bravo!

La grosse affiche de la journée dans mon programme était les Two Door Cinema Club. Grande fan du dernier album, j'avais hâte de voir et d'entendre la version live. Oh comme je n'ai pas été déçue! Les 1h15 de concert sont passées à vitesse grand V et tout le public est reparti avec le sourire jusqu'aux oreilles, on en veut encore! La journée s'est clôturée par le remuant Rich Aucoin et son live haut en couleurs. Une petite pépite au milieu des gros bras du festival. Les personnes présentes devant la scène n'ont pas regretté une seconde d'avoir boudé Kavinsky.

The Vaccines aux Eurockéennes 2013

Des montages de vidéos parmi les plus loufoques du web, un parachute déplié au dessus d'environ 1000 personnes, un chanteur qui passe plus de temps dans le public que sur scène : voilà les ingrédients pour un live de Rich Aucoin réussi. Le public ne voulait plus le lâcher et nous avons donc continué à entonner les paroles de la dernière chanson pendant de longues minutes après la fin du concert, tous debout autour d'un chanteur qui avait du mal à cacher son émotion. Un grand, très grand moment du festival. Peut être même le meilleur à mon goût. 


Black Rebel Motorcycle Club, JC Satàn, Fauve et Phoenix. (J.D.)

Premier concert de la journée pour moi, mais c'est dans des starting-blocks que je l'aborde tant B.R.M.C. est l'un des groupes de l'affiche qui m'a convaincu de venir cette année. En quelques notes à peine, à la faveur d'une bonne réaction de l'audience, encore faible en ce début d'après-midi, les bases d'un beau concert sont posées. De "Let The Day Begin", reprise de The Call, en hommage au père de Robert Levon Been à "Whatever Happened…" et "Ain't No Easy Way", toutes les périodes du groupe sont passées en revue, et les trois musiciens ne boudent pas leur plaisir, Robert en particulier, s'adressant souvent au public et descendant jouer dans la fosse à plusieurs reprises, fièrement posté sur la barrière de sécurité, telle une image d'Epinal du rock. 

Black Rebel Motorcycle Club 

Cette petite heure de concert m'aura paru bien courte, et j'ai encore des fourmis dans les jambes en me rendant au Club Loggia pour JC Satàn. Cela tombe bien car le rock ravageur de la jeune formation bordelaise ne laisse personne indifférent et leurs riffs emprunts de rock 60's feraient fuir l'ensemble des fourmis d'un célèbre épisode de MacGyver. Difficile donc de comprendre la stupide intervention d'un spectateur qui crie au groupe entre deux morceaux, "Bordeaux is dead". Fort heureusement, les Bordelais ont l'intelligence de ne pas répliquer et en profite pour en remettre une couche, avec le titre "Crystal Snake" issu de leur album "Hell Death Samba". Surnommé "Le Nain", le chanteur-guitariste se pose en véritable leader du groupe, parcourant la scène pour provoquer les autres musiciens, qui malgré leur bonne volonté, auront du mal à faire le show aussi bien que lui.

Après une longue errance sur le site du festival au son de Dinosaur Jr., je regrette vite mon passage devant la scène sur laquelle Lou Doillon déclare timidement au public que "ça fait peur de jouer devant autant de monde…". Merci pour la confession Lou, t'es chou, mais on se dit à jamais et on se quitte bons amis, tope-là! 

Arrive l'heure de Fauve qui monte sur la scène du Club Loggia devant un parterre impressionnant de spectateurs, débordant allègrement sur les terres de la Grande Scène. Buzz oblige, je ne verrai rien du concert, mais ce que j'entends ne me déplaît pas. A retenir surtout, l'air possédé du chanteur qui vit intensément ses histoires empreintes de réalisme sur scène. Il ne lui restera plus qu'à franchir un cap dans l'écriture et le groupe pourra sûrement prétendre à une place de choix dans la petite scène française.

Décoration du site   

N'y voyant rien et étant venu surtout pour Phoenix, je quitte vite le Club Loggia pour trouver une bonne place devant la grande scène. En festival, il est assez facile de juger de l'attente du public à la vitesse à laquelle le vide s'emplit. Ici, cela fait donc très plaisir de voir la foule rapidement prendre place. C'est au son du nouveau single "Entertainment" que le groupe fait les présentations, déclenchant instantanément une énorme réaction du public, qui se met immédiatement à danser énergiquement. Et ce n'est pas "Lasso" et "Lisztomania", qui vont stopper le mouvement. Ravi d'être présent ce soir, Thomas Mars déclare que "c'est la première fois qu'il joue devant autant de monde…", ménageant le suspense avant d'ajouter "… en France", histoire de rappeler au public que quand même, ils ont été boudés pendant fort longtemps par les médias!

Enchaînant les morceaux en piochant dans tous leurs albums, tenant le public en haleine pendant tout le concert, Phoenix vient probablement de marquer l'histoire des Eurockéennes, et comme un symbole, c'est pour les 25 ans du festival.

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