Jesse Sykes & the Sweet Hereafter - Like, Love, Lust and the Open Halls of the Soul

28/02/2007, par Jean-Christophe Mauger | Albums |
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JESSE SYKES & THE SWEET HEREAFTER - Like, Love, Lust And The Open Halls Of The Soul
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JESSE SYKES & THE SWEET HEREAFTER - Like, Love, Lust And The Open Halls Of The SoulEcouter Jesse Sykes poser sa voix sur un des titres de la collaboration entre Boris et Sunn O))) "Altar" avait de quoi laisser perplexe, tant les intersections entre les deux univers semblent rares - même si l'exercice, dans son genre ésotérique, était plutôt réussi. Ceux qui ont cru au lancement d'une carrière d'égérie alternative pour la native de Seattle peuvent se rassurer (ou le regretter, au choix) à l'écoute de ce troisième album qui, en dépit des dénégations de son auteur, trace un sillon strictement parallèle aux deux précédents. On reconnaîtra que certaines orchestrations ont gagné en richesse et en texture (les cuivres de "The Air is Thin", le piano quasi-funky de "I Like the Sound", et de manière générale, une rythmique plus appuyée) mais "Like, Love, Lust..." repose sur les mêmes atouts que ses prédécesseurs : la guitare-Greyhound de Phil Wandscher (il en joue, les paysages défilent), des cordes doucement langoureuses et le baryton de Jesse Sykes, suffisamment profond pour y tendre une embuscade (sans parler, parce que ce n'est pas notre genre, de son physique d'Emmylou Harris jeune mâtiné de Pocahontas). Si ce dialogue permanent entre la guitare et la voix, dans lequel chacun laisse à l'autre assez d'espace pour s'exprimer sans jamais tirer la couverture à soi, fait tout le charme des albums de Jesse Sykes, il peut sombrer par moments dans le monolithique, voire le ressassé, et confirme que le duo Sykes-Wandscher est plus à l'aise pour créer des atmosphères que pour le songwriting proprement dit. "The Air is Thin" (avec son final en forme de sonnerie aux morts où le toujours formidable Nicolai Dunger vient placer une oraison) et surtout "Station Grey" (une splendide partie de guitare finalement piétinée par une trompette fanfaronne et des chœurs féminins rappelant "Down by the River" de Neil Young) sortent largement d'un lot qu'on aurait souhaité moins homogène. Ils valent à eux seuls qu'on continue à suivre la trajectoire de Jesse Sykes - en lui souhaitant d'emprunter résolument ces chemins de traverse que cet album s'est employé à défricher.

Jean-Christophe Mauger

Eisenhower Moon
LLL
You Might Walk Away
The Air is Thin
Spectral Begins
How Will We Know?
Hard Not to Believe
Aftermath
Station Grey
I Like the Sound
Morning, it Comes
The Open halls of the Soul


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