The Great Depression - Unconscious Pilot

26/11/2003, par Guillaume Sautereau | Albums |
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THE GREAT DEPRESSION - Unconscious Pilot
(Fire Records)

THE GREAT DEPRESSION - Unconscious PilotIl y avait plus engageant comme nom de groupe... Heureusement, pour lutter contre les a priori malvenus, cet album contient deux titres immédiats qui rassurent tout de suite. Le premier, c'est le deuxième morceau de l'album, "Two Is Fine" : mazette, voilà la recette magique du "Leave Them All Behind" de Ride exhumée. Pas de copie carbone non (la part de crânerie adolescente a vieilli en cours de route), mais on retrouve ici cette aspiration irrésistible et insaisissable qui colle au plafond en moins de deux secondes et y encastre définitivement après deux minutes et un démarrage de batterie sans pitié. Le deuxième sommet, c'est "The Sargasso Sea", flèche indie-pop modèle menée par un cor impérial, avec la petite pointe de mélancolie qui accroche le coeur ("You're so so far away..."). Imparable.
Cela dit, il y a le reste de l'album. Eclipsé un temps par les deux morceaux suscités, il gagne en consistance au fil des écoutes, dans des styles très variés, de la scie sauteuse mélodique à la My Bloody Valentine ("The City By Ultralight") à l'instrumental placide à la Tram, en plus complexe (l'ambitieux "Meet the Habsburgs" et son final glaçant) ou à la Dakota Suite ("Andel Pro Alyce" ), genre de morceaux qui pris isolément peinent à séduire, mais cimentent avec bonheur un album. Et puis il y a des titres moins facilement classifiables, mais qui font mouche après quelques écoutes et semblent vite inusables, comme "Ethansled", ses sonorités kaléidoscopiques et son rythme un peu saoul, "Violent Goodbyes" ou l'introductif "The Baltic Sea".
Ces cinq gaillards-là - américains, mais signés sur un label anglais, et non des moindres - ont beau sortir là leur premier album, en vieux briscards qu'ils sont, ils ont particulièrement soigné le son, très travaillé, cotonneux et sombre, parfois même opaque, mais toujours riche, noyant quelques fois la voix de Todd Casper, un peu à l'image du titre du disque sur la pochette, perdu dans les nuages. De la musique faite avec des nuages, en somme.

Guillaume

The Baltic Sea
Two Is Fine
The City By Ultralight
A Daring Tale Of Escape
Meeting the Habsburgs
The Sargasso Sea
Violent Goodbyes
Andel Pro Alyce
Ethansled
Advents

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