Future Islands – Le Trabendo, Paris le 12 mai 2014

20/05/2014, par | Concerts |
  • Facebook
  • Twitter
| permalien

Future Islands

D’entrée de jeu, la barre est placée haut. De l’aveu même du leader de Future Islands, Samuel T. Herring, lors de son arrivée sur scène, leur concert à Paris en février dernier a été l’un des meilleurs jamais donné par le groupe. Va-t-il relever le défi ce soir ? Dès les premières secondes, cela semble bien parti. En chemise rouge et pantalon noir, Samuel se métamorphose tout au long de "Back in the Tall Grass", qui ouvre le set. Tel un pasteur sous acide, le regard habité, il va littéralement monopoliser la scène, accompagner les paroles de toute une gestuelle, parfois à la limite du mime, comme pour convaincre les masses. Il se lance ensuite dans un de ses fameux déhanchements dont tout le monde parle depuis le passage du groupe chez David Letterman en mars dernier. Les frontmen aussi charismatiques se font rares, une grande partie du public présent le découvrira ce soir alors que le groupe tourne depuis huit ans. En contraste total avec la passivité des autres membres du groupe, on se demande à quoi carbure Samuel qui ne baissera pas en intensité jusqu’à la fin du show.

Cependant, un bon concert ne repose pas uniquement sur le charisme de son leader. Même si de vieux morceaux comme "Tin Man", joué en début de set, laissait présager dès 2010 le potentiel du groupe, c’est lors des envolées electro 80’s de leur nouvel album "Singles" que le groupe convainc et fédère le plus. Le potentiel de ces chansons parfois trop putassières sur disque est énorme sur scène. Sur des titres comme "Seasons", "Light House" ou "Spirit", le groupe arrive à donner en live une âme et une chaleur insoupçonnées sur disque. Ne reste plus qu’à ajouter la voix élastique de Samuel passant d’un timbre de métaleux sur "Fall from Grace" à des sonorités plus soul sur "A Dream of You and Me", et Future Islands se démarque nettement des plates prestations live de la plupart de ses consorts.

Nous quittons le Trabendo en ayant l’impression d’avoir vu des futurs grands de la pop music, qui ne font pourtant que recycler du vieux. Mais avec quel talent !

les derniers articles


»» tous les articles
»» toutes les chroniques de disque
»» tous les posts du blog
»» tous les CR de concerts et festivals
»» toutes les interviews