Frank Black - Le Batofar, 27 juin 2003

09/07/2003, par Sacha Tannai | Concerts |
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FRANK BLACK - Le Batofar, 27 juin 2003

Malgré le peu d'annonce dans les media, le concert de Frank Black fut rapidement sold-out. Dès 18 heures, une foule s'est rassemblée devant la passerelle pour décrocher l'une des 200 dernières places mises en vente le soir-même. C'est donc dans un Batofar comble (350 personnes) qu'arrive l'ex-chanteur des Pixies, montant sur scène armé d'une simple guitare électro-acoustique. L'homme semble particulièrement heureux d'être là, s'amusant même à se prendre en photo avec le public. Puis la machine Frank Black se met en branle : pendant plus d'une heure et demi les titres s'enchaînent. Très à l'aise avec sa six cordes au vernis écaillé, Frank Black rend magique ce lieu plus propice aux prestations électroniques.

Il revisite ainsi ses premiers albums mais aussi, et c'est là où tout le public l'attend, le répertoire des Pixies. L'introduction de chacun des morceaux du défunt groupe est salué par des hurlements du public, ce qui génère systématiquement un large sourire de notre adolescent de l'année. Frank Black est ravi de nous jouer ses vieux morceaux, comme un sommelier débouchant l'une de ses meilleures bouteilles, sachant par avance qu'elle est exquise.

Il nous offre ainsi un "Where is my mind" intact, aux chœurs chantés par le public dès la première mesure, un "Cactus" irréprochable, un "Caribou" inattendu mais aussi "Nimrod's Son", "Mr Grieves" et "Wave of mutilation" en prélude du rappel.
Notre ex-lutin n'oublie pas pour autant sa discographie solo avec une version originale de "Los Angeles", un "Abstract plane" puissant et un "Headache" toujours aussi fédérateur. Il balaye également les albums plus récents ( Dog in the sand et Black Letter Day essentiellement )
Un titre à la mélodie accrocheuse de l'album à paraître retient l'attention : "Massif Centrale".

FRANK BLACK


Puis arrive la fin du concert et le public insatiable a beaucoup de mal à le laisser partir après ce festin folko-rock. Frank Black a prouvé ce soir qu'il était toujours capable d'occuper la scène avec ses compositions, récentes ou anciennes.
Finalement le plaisir était là aussi : retrouver sur scène et en pleine forme un songwriter qui a marqué la bande-son de notre adolescence…

Sacha Tannai

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