Firewater - The Man On The Burning Tightrope

14/03/2006, par Charles Goethals | Albums |
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FIREWATER - The Man On The Burning Tightrope
(Jet Set / Differ-Ant) [site] - acheter ce disque

FIREWATER - The Man On The Burning TightropeFirewater gagnerait à être plus connu dans nos contrées, et pas seulement parce que ce quatrième album (en 7 ans) est produit par le batteur israélien Tamir Muskat (ayant travaillé auprès de Calexico et de Randy Newman sur la compilation "I heard It on NPR : Singers, Songs and Sessions"), mais aussi pour son état d'esprit parfaitement déglingué ("I can identify with Georges Bush to an extent : I was loosy at school, plus I've had my problems with alcohol and the law", répond l'acteur principal du groupe lorsque se pose la question de savoir qui est, littéralement, ce funambule sur une corde en feu...).
Voilà ce qu'il en est pour la franche rigolade. Mais côté musical, le projet n'en est pas moins... surprenant !
On assiste en effet à un début en forme de cirque barnum, puis ce sont les frères Gallagher qui, trop saouls, ne savent plus les paroles de "Smoke on the Water", alors ils improvisent, mais échouent et ennuient un peu l'auditeur. Cette entrée en matière a beau passer par des airs bossa-nova, on aurait préféré que Firewater bossât et innovât. On sent que la voix railleuse de Tod A (celui qui partage les mêmes problèmes d'alcool et de rapport à la loi que dobeuliou...) peut mieux faire, glisser sans maniérisme.
Et cela arrive, à notre plus grand étonnement et plaisir, en plage quatre ("Too Many Angels", qui fait rimer alcoolique avec bucolique), entre "Oompa Radar" de Goldfrapp pour le rythme lancinant et Léonard Cohen pour la voix désenchantée. Après, le groupe bouscule nos repères, réveillant le danseur qui sommeille en chacun de nous. Joyeux bordel qu'Emir Kusturica ne renierait pas, voix prenant de l'ampleur au fil de l'album que Paolo Conte aimerait retrouver : l'auditeur est prévenu !
Le seul hic réside dans cette alternance entre passages de folk-rock assez banal et réjouissances tziganes, rendant ainsi l'album trop hétérogène pour être appréciable sur toute la longueur.
L'eau, le feu... Il manque l'air et la terre, mais c'est (parfois) à notre plus grande joie.

Charles Goethals

Fanfare
Anything at all
Too Much (Is Never Enough)
Too Many Angels
Dark Days Indeed
The Man on The Burning Tightrope
The Truth Hurts
Secret
The Vegas Strip
Ponzi's Revenge
Don't Make It Stop
The Notorious & Legendary Dog & Pony Show
The Song That Saved My Life
Dark Days Revisited
Before The Fall
Descent


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