Ewert and The Two Dragons - Good Man Down

06/02/2012, par David Vertessen | Albums |
  • Facebook
  • Twitter
| permalien

Ewert and The Two Dragons - Good Man Down
C'est dingue comme les choses viennent à vous et/ou que vous allez à elles sans que la moindre préméditation n'y soit pour quelque chose. Hasard ? Permettez-moi d'en douter. Aujourd'hui, cette bribe d'idiome qu'est "Good Man Down" me parle, et le contenu du titre éponyme encore plus.

C'est étrange, lors de mon premier contact avec cet album, rien de tout cela n'avait résonné en moi. Il m'est allé droit au coeur, sans emprunter de détour mental, mais je n'entendais pas ce qu'il suscitait chez moi. Puis, en temps opportun, il m'est apparu comme l'une de ces rencontres nourrissantes qui vous fait reprendre contact avec vous et avec les autres. Ce qui n'était que chuchotis devenait clair comme de l'eau de roche. Sans ambages, le quatuor s'est invité chez moi (et vice et versa), et les bonnes surprises s'enchaînèrent et me firent l'effet d'une bonne bouffée d'air frais. Tant la qualité de la musique que la précision et la cohésion de son rendu imposent le respect. Jamais je n'aurais imaginé qu'une telle couleur musicale provienne d'Estonie. De quoi botter le train à mes idées reçues, d'autant que le pays regorge de culture. Les voisins scandinaves n'ont qu'à bien se tenir. Là-bas, Ewert, Erki, Kristjan et Ivo sont des musiciens reconnus et primés, mais qui eût cru que la concomitance de ces talents individuels puisse atteindre une telle harmonie et faire écho de manière aussi universelle ? Tantôt atmosphérique tantôt enjoué, "Good Man Down" ne manque en tout cas jamais d'être lumineux et paisible.

Son folk teinté pop m'a rappelé un certain Loney, Dear, mais à la différence de ce dernier, il ne véhicule pas ce "je ne sais quoi" qui donne une identité à son auteur, mais un "je sais quoi" qui le rend unique et irradiant. Ewert and the Two Dragons ne flirte pas avec le génie, il y nage carrément sur le dos avec une aisance du feu de Dieu, en se permettant même quelques clins d'oeil, comme cette jolie trouée vocale vernonienne (Bon Iver) ("Jolene"). Un album qui sonne juste et qui n'est pas juste qu'un album.


Acheter sur Amazon Écouter sur Spotify


  1. (In The End) There's Only Love
  2. Good Man Down
  3. Jolene
  4. Panda
  5. Burning Bush
  6. Sailor Man
  7. The Rabbit
  8. Road To the Hill
  9. Falling
  10. You Had Me At Hello

les derniers articles


»» tous les articles
»» toutes les chroniques de disque
»» tous les posts du blog
»» tous les CR de concerts et festivals