Damon Albarn à l'Alhambra, le 05/05/2014

13/05/2014, par | Concerts |
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Damon Albarn, le leader hyperactif de Blur, a effectué un retour médiatisé sur la scène de l’Alhambra en ce premier lundi de mai.

Affiche Damon Albarn

Dès son entrée sur scène, le ton est donné, il arrose copieusement les premiers rangs avec des bouteilles d’eau tout en affichant un énorme sourire. Le stress n’est pas de mise, il le prouvera tout le long du concert. Les deux premiers morceaux extraits de son dernier opus ("Lonely Press Play" et "Everyday Robots") sont exécutés superbement par un Damon encravaté à l’attitude de crooner. Les versions live, plus dépouillées avec un son moins électronique que sur son superbe album, gagnent en profondeur. La voix de Damon, qui sonne plus juste que jamais, marque autant que la sobriété du son. 

C’est ensuite un résumé de plus de 20 ans de carrière du Britannique auquel nous allons assister. Comment alors ne pas réaliser à quel point Damon Albarn a marqué l’histoire de la musique depuis le début des années 90 ? Les titres de Blur, Gorillaz, The Good, the Bad and the Queen, Mali Music… s’enchaînent. Accompagné de sa formation live, “The Heavy Seas” et appuyé par un quatuor à cordes, il va alors se lancer dans une prestation qui n'est pas sans rappeler le projet du collectif Africa Express dont Damon est membre. Les invités vont se succéder sur scène, Tony Allen, légendaire batteur de Fela en invité improvisé sur "Kingdom of Doom" et "Poison", Oxmo Puccino sur "Clint Eastwood", une chorale parisienne sur "Mr Tembo" et "Heavy Seas". On passe du piano solo au dub, à de la pop, le tout avec une énergie et une passion communicatives. 

Pour avoir vu le bonhomme une dizaine de fois sur scène, je me dis qu'il est frappant de remarquer à quel point il semble être enfin lui-même, débarrassé de toutes les contraintes et pressions liées à ses précédents projets. C’est sur un bouleversant "This is a Low" joué au piano et simplement accompagné du quatuor à cordes qu’un Damon Albarn très ému tire sa révérence. Il nous laisse abasourdis, le sourire aux lèvres qui durera jusqu’au lendemain.

Reste également l’impression d’avoir assisté à un événement privilégié tant le monsieur a une fois de plus franchi une étape importante dans sa carrière et jouera désormais sous son nom dans des salles où une telle proximité sera impossible.

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