Class Actress - Rapprocher

02/11/2011, par Christophe Despaux | Albums |
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Class Actress - Rapprocher

Hystéro-éléctro, épisode 6 ? 53 ? 228 ? Sur la pochette Harcourt, Elizabeth Parker nous fait de l'oeil, star chavirée qui nous veut dans ses bras et ailleurs peut-être. Reine des givres façon Annie Lennox, elle domine d'une voix pleine de chatteries un entrepôt global de synthés. Compressions caoutchouteuses à la Neon Indian ("Prove Me Wrong), aplomb martial piqué chez Salem ("Missed"), "Rapprocher" est un best-of du son de l'époque. On écrit tellement ça tout le temps qu'on se demande s'il existe, ce son post-new-wave à la mode 2011. Précisons : le premier album de Class Actress est moins opératique que celui d'Austra, plus lent, plus chaloupé, et il lui manque un peu de gloss italo-disco pour orner la bande-son de "Drive". Une guitare de sortie et on dirait Metric se prenant pour Human League ("Bienvenue"). Pour une opération de charme et passé ses atours glamoureux, "Rapprocher" est un peu court en arguments : un single indiscutable, "Weekend", quelques accessits ("Keep You", "Limousine") et des paillettes de claviers qui volent dans nos cheveux. Autre problème : le torrentiel "Weekend" (ci-dessous) est un cousin très germain du faramineux morceau-titre de "Journal of Ardency", le EP précédent de Class Actress. Tout sexy et langoureux qu'il s'avance, "Rapprocher" fait donc du surplace comme une Marlène Dietrich cul-de-jatte. A décanter.

Weekend by Class Actress

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