Chapelier Fou - Aufgang, soirée de virtuoses

02/10/2010, par | Concerts |
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Samedi 25, c'était le coup d'envoi du festival Factory. Rendez-vous était donc pris à l'EMB de Sannois, dans le Val-d'Oise, avec une affiche extrêmement prometteuse, soit Chapelier Fou (auteur du très brillant "613" paru cette année) et des non moins talentueux Aufgang, révélation personnelle 2009 avec leur album, et qui ont sorti "Air on Fire" il y a seulement quelques mois. L'ouverture revenait donc au Chapelier Fou, toujours coiffé de son inamovible chapeau. Et malgré un stress presque palpable (il l'a avoué sans détour), après 20 jours sans concert, il a confirmé l'épaisseur de ses prestations live. La virtuosité dont il fait preuve l'autorise à toutes les audaces rythmiques, et il n'hésite pas à maltraiter ses mélodies, les tordant, les déformant, mais toujours en retombant sur ses pieds. On notera particulièrement les versions prenantes de "Les Métamorphoses du vide", "Darling, Darling, Darling", "Secret Handshake" et "Capitaine Fracasse". Le Messin, toujours fidèle à son violon mais qui n'hésite pas à empoigner sa guitare, a aussi ouvert sur le futur en jouant de nouveaux morceaux, dont un sans titre bluffant, et un "Protest" énergique, qui figureront sur le prochain album. Pas si fou que ça le Chapelier... Vidéo de "Scandale" :


En partant, Louis Warynski - l'homme au chapeau - nous a annoncé "Je vous laisse avec Aufgang, j'ai vu les balances c'est assez dingo". Il ne croyait pas si bien dire ! Le trio est une sacrée machine de guerre sur scène. Aymeric, le batteur, est une vraie locomotive, qui cogne et insuffle un rythme que ses collègues aux pianos suivent à la trace, sans hésiter à partir dans de longues chevauchées infernales, où les duettistes laissent parler leur virtuosité. La dimension "classique" des pianistes ressurgit ainsi dans de violentes montées instrumentales, quand les beats électro entraînent souvent la musique du trio vers de la house de premier choix ("Dulceria", mené tambour battant). Les morceaux de bravoure n'ont ainsi pas manqué ("Channel 7", "Sonart", "Barock"...), et le groupe ayant été en résidence une semaine à l'EMB, il a pu proposer un nouveau morceau et aussi bénéficier de projections sur deux écrans de films / clips / illustrations graphiques de très bonne tenue. Sur le coup de 23 h 30, et après un ultime rappel, le trio tire sa révérence, et laisse le public conquis par cette soirée avec deux artistes très spéciaux. Le clip (très réussi) de "Barock" :

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