Camera Obscura en pleine lumière

17/04/2009, par | Concerts |
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Des filles à mèche engoncées dans des robes improbables... Des garçons au crâne dégarni, qu'on verrait bien vendre des assurances... Un accent à couper à la hache... Les sept Ecossais de Camera Obscura n'ont à peu près rien pour eux. Rien, à part des chansons pour lesquelles des songwriters moins doués vendraient sans doute père, mère et caniche nain. Camera Obscura est l'un des rares groupes à faire vraiment fructifier l'héritage de Phil Spector (à l'heure où ce dernier s'apprête à bouffer des plateaux repas infects et à ramasser des savonnettes pour le restant de ses jours), tout en s'inscrivant dans la lignée d'une pop écossaise richement mélodique et plus ou moins teintée de soul : Orange Juice, Aztec Camera (leur nom serait-il un hommage ?) Lloyd Cole & the Commotions (là, le clin d'oeil était évident, sur leur morceau "Lloyd, Are You Ready to Be Heartbroken ?"), Belle & Sebastian (des amis)... A quelques jours de la sortie de leur quatrième album, l'excellent "My Maudlin Career", le groupe jouait hier à la Maroquinerie dans le cadre du Inrocks Indie Club. Leur deuxième concert à Paris en dix ans, selon la chanteuse Tracyanne Campbell. On sentait autant d'enthousiasme sur scène que dans le public, où certains chantaient même les paroles (Tracyanne leur demanda d'ailleurs de l'aider quand elle oublia celles de "Let's Get Out of This Country" !). Groupe pour happy few, donc, qui mériterait évidemment l'adoration du plus grand nombre... même si l'idée que Camera Obscura reste le secret le mieux gardé de la pop écossaise a un certain charme.

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