Anonymous Choir, Rocher de Palmer (Cenon) le 17 décembre 2015

07/01/2016, par | Concerts |
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Pas de première partie, audience assise, un simple piano et cinq micros sur scène : la mise en place du salon de musique du Rocher de Palmer laisse augurer une soirée solennelle, ce qui sied bien à la musique du Anonymous Choir que mène Nona Marie Invie (Dark Dark Dark, Roniia).

Anonymous Choir 

La leader installée derrière son piano et ses quatre acolytes (Annika Kaplan, Erin Smith, Emily Temte et Alyssa Hill) aux micros, le set peut commencer. S’il est question de Leonard Cohen sur le programme, les premiers morceaux ne sont pas de la légende canadienne, mais vont puiser de Joni Mitchell à Radiohead (“No Surprises”) en passant par Neil Young (sublime “Only Love Can Break Your Heart”) ou Angel Olsen. A chaque fois, il y a eu un travail évident, très bien dosé, de déconstruction pour extraire l’essence de la chanson dans ce qu’elle a de plus pur. Pas de grandes envolées, pas d’emphase, juste une grande sensibilité : difficile de ne pas être touché par la musique mais aussi par ces jeunes femmes et leur timidité, qui transparaît dans les mots de Nona Marie quand elle s’adresse au public. Après avoir confessé l’envie de s’éloigner du répertoire de Leonard Cohen, les cinq jeunes femmes y consacrent la seconde partie du set.

Anonymous Choir

L’émotion est alors à son comble, avec “Bird on a Wire” ou “Chelsea Hotel”, puis une exceptionnelle version de “The Partisan”. La chanson évoque chez beaucoup de personnes des souvenirs plus ou moins personnels, et le caractère habité de l’interprétation vient en réhausser la teneur émotionnelle. Le silence est total, et chaque parole résonne plus intensément en cette fin 2015, année éprouvante s’il en est. Cet Anonymous Choir fait don de quelques chansons de plus, dont "Running Up That Hill" (épatante version) et enfin un “Daydreaming” (Dark Dark Dark) splendide, pour une fin tout en émotion contenue, même si elle afflue par vagues. Comme quoi, toute anonyme qu’elle soit, cette chorale a le potentiel pour faire chavirer bien des coeurs.

Photos : Mickaël Choisi / Merci à Nicolas et Aurélie.

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