And Also The Trees - 1980-2005

19/09/2008, par Guillaume Sautereau | Track by track |
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AND ALSO THE TREES

And Also The Trees - Best OfA la veille d'une nouvelle tournée européenne, qui passera par l'Alhambra le 21 septembre et par la terrasse du 7ème Ciel pour un concert exceptionnel le lendemain, Simon Huw Jones et son frère Justin reviennent, en suivant les pas de la compilation "1980-2005", sur 25 ans de carrière d'And Also The Trees, 25 années magnifiquement prolongées l'an passé par le superbe "(Listen for) The Rag and Bone Man". Où il est question de la ponctualité de Robert Smith, d'une créature divine et solitaire, mi-homme, mi-bête, vivant dans une cave (qui n'est pas Robert Smith) et de pensionnat de jeunes filles.

Talk Without Words
Simon Huw Jones - C'est une de nos toutes premières chansons. Justin l'a composée dans sa chambre sur une guitare Hofner rouge qu'il venait de s'acheter. Une guitare qu'il utilise toujours, d'ailleurs. Les paroles me sont venues en regardant une photo tirée d'un film muet avec Joan Crawford.
Justin Jones - Ce titre était sur notre première maquette en 1980. C'est grâce à cette cassette que notre longue amitié avec The Cure a commencé.

Scarlet Arch
JJ - Un titre très prisé par les fans, écrit en 1984 et enregistré en un jour avec "A Room Lives in Lucy" et "There Was a Man of Double Deed". A cette époque, les groupes enregistraient des 45T et des EP avec des titres inédits qui n'apparaissaient pas sur les albums. La nuit précédant son enregistrement, on a fait une sacrée fête !
SHJ - Une fois, on a joué ce titre vers la fin d'un concert. J'étais trempé de sueur de la tête aux pieds. Alors que je fixais mon regard sur le sol, la tête d'Albert Camus m'est apparue ainsi qu'un pendule bougeant de manière surréaliste au dessus d'un paysage aride. A ce moment précis, j'ai eu très envie de m'allonger dans un lit couvert de draps blancs, de m'endormir et de rêver à une créature divine et solitaire, mi-homme, mi-bête, vivant dans une cave.

Les frères Jones en 1989

Macbeth's Head
JJ - Notre chanson préférée sur "Farewell to the Shade", un album sorti en 1989. Utilisation bizarre de rires préenregistrés. Un titre presque impossible à jouer, maudit du fait que le nom de Macbeth ne devrait jamais être mentionné dans les loges d'un théâtre.

Red Valentino
SHJ - Une approche plus urbaine et jazzy. La première chanson a donné le ton de ce que nous avons développé dans les années 90. Une guitare moins rêche, une section de cuivre samplée... Le son d'une ville en évolution vue au travers des yeux d'une statue, et raconté comme autant de brefs moments de lucidité.

And Also The Trees - A Room Lives in Lucy

A Room Lives in Lucy
JJ - Composée autour d'un motif de guitare espagnol, il s'agissait à l'origine d'un titre plutôt calme. Cependant, il s'est métamorphosé en une des chansons les plus violentes que nous jouons sur scène.
A l'origine, le EP duquel est tiré "A Room Lives in Lucy" devait être produit par Robert Smith. Mais le jour de l'enregistrement, il n'a pas pointé le bout de son nez, occupé comme il l'était à l'époque avec Siouxsie & The Banshees.
Robert est toujours en retard d'au moins 5 heures et son absence est devenue une blague récurrente pendant toute la session d'enregistrement. Sur le vinyle, nous avons d'ailleurs gravé, à la fin du sillon de la face A, "Where is Robert...!"
SHJ - Bien que cette chanson soit fortement influencée par les tumultes de la période adolescente, on la joue encore sur scène. Il faut croire que nous n'avons pas tant mûri que cela.

Paradiso
JJ - Musicalement influencé par Twin Peaks de David Lynch, il s'agit, et de loin, du meilleur titre de l'album "Angelfish". Quant aux paroles, elles ont été inspirées à Simon par les toiles d'Edward Hopper.
SHJ - Paradiso est le nom d'une région où j'ai vécu près du lac de Lugano en Suisse italienne. Là-bas, on a l'impression d'être sur une autre planète. Ceci est d'autant plus vrai en pleine nuit. Ajoutons à cette atmosphère pour le moins particulière, ce que vient de dire Justin, et ces ingrédients réunis nous ont permis d'écrire des paroles plutôt claires, tout en gardant un côté mystérieux.
La harpe à la fin du titre est un de mes moments préférés enregistrés par le groupe.
 

Feeling Fine
SHJ - Ce titre a été enregistré dans un pensionnat de jeunes filles en cours de restauration dans le but d'en faire une maison. En fait, on l'a enregistré dans le vieux dortoir, vide de tout meuble et couvert de poussière, puisque l'école était fermée depuis les années 60. Sur un des murs de la pièce, on a trouvé une feuille de papier jauni avec une liste de noms d'élèves ainsi que des graffitis et le règlement intérieur du pensionnat.
 
Nailed
JJ - Guitare grandiloquente et chaos. Si seulement je m'étais abstenu...
SHJ - Et moi donc !
 
Dialogue
JJ - Au début, ce titre s'appelait "Dialogue Between a Priest and a Dying Man" en référence au Marquis de Sade. Nous aurions dû le sortir en single.
SHJ - Un tube underground en Grèce ! Dommage que nous ne l'ayons su qu'après l'unique concert que nous ayons fait là-bas, sinon nous l'aurions joué ce soir là.
Les paroles me sont venues suite à la visite d'une grande demeure ancestrale dans le Hertfordshire dont j'ai oublié le nom.

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