Albums - Tempo Technik Teamwork, Pola, Client

14/03/2005, par mr modular | Albums en bref |
  • Facebook
  • Twitter
| permalien

ALBUMS par mister Modular

V/A - Tempo Technik TeamworkV/A - Tempo Technik Teamwork
(Staubgold / La Baleine)

Encore une compilation qui reflète la vitalité et la créativité de la scène allemande actuelle ! Ce double CD rassemble une grosse vingtaine de formations signées par le label berlinois Staubgold (ou par son label-frère Quecksilber) et pour la plupart inconnues de ce côté-ci du Rhin. Oublions d'emblée le deuxième CD beaucoup trop musique ambient expérimentale pour les oreilles avides de mélodies. "Tempo Technik Teamwork" a beau être une compilation, on écoute le premier CD d'un trait, sans prendre le temps d'aller manger des biscuits ou de changer la litière du chat. Fascinant du début à la fin, ce disque embarque l'auditeur loin de l'électro de base à laquelle on s'attendait, entre guitares perdues dans le désert (Ekkehard Ehlers & John Frusciante) accords plaqués en petite pluie fine (Sun), hip-hop d'outre-tombe (Faust Vs Dälek) ou un piano-voix fugace (The Kat Cosm). Avec, au milieu, une ritournelle impeccable murmurée par les Suisses de Die Welttraumforscher, ritournelle qui résume parfaitement la sensation éprouvée à l'écoute de "Tempo Technik Teamwork" : "Es ist der Sommer endlich da".

POLA - MêmePOLA - Même
(Plop / Mochi Mochi)

Concocté du côté de l'étourdissant et non moins fascinant quartier de Shibuya par un Tokyoïte manifestement très francophile, "Même" offre treize vignettes électroniques qui se laissent absorber comme du nectar. Ce très bel album aux sonorités liquides ne se présente pas comme un simple exercice technique démonstratif et vain. Avec intelligence et sensibilité, Pola laisse en effet évoluer ces treize poissons de synthèse sans heurt, en leur laissant le temps de prendre forme puis de disparaître. De "Abeille" à "Vanille", en passant par "Dimanche" et "Pastiche", ces morceaux se développent comme s'ouvrent les roses : avec beaucoup de fragilité apparente dans leur constitution mais avec des mouvements lents et majestueux. Pour un résultat final absolument captivant.

CLIENT - CityCLIENT - City
(Toast Hawaïi / Labels) - [site]

Si les productions électro japonaises ou allemandes sont si enthousiasmantes depuis le début de la décennie, il faut reconnaître que du côté du Royaume-Uni, la situation est franchement morose (hormis Swayzak et Mylo). Et ce n'est pas le deuxième album de Client qui va inverser la tendance. Encore plus nostalgique des années 80 que son prédécesseur, "City" débute cash par la sentence "Life is cruel and then you die", noyée dans les synthés. Bienvenue en 1982. Pire, les guests sont complètement hors sujet : Pete Doherty et Carl Barât des Libertines n'ont pas l'air d'y croire et Martin Gore, qui était tranquille en train de bronzer au bord de la piscine, a été traîné de force pour geindre sur "Overdrive". Heureusement, Client possède un savoir-faire indéniable pour scander des mélodies froides et distantes, renforcées par de puissantes lignes synthétiques, et la formule fonctionne à merveille sur quelques titres ("Radio", "Come On" et "Don't Call Me Baby"). Bref, ça passe pour cette fois mais si le troisième album ne fait pas preuve de plus d'imagination, le client changera définitivement de salon de coiffure.

les derniers articles


»» toutes les chroniques de disque
»» tous les posts du blog
»» tous les CR de concerts et festivals