Albums - Sekiden, The Parkas, My Concubine

17/11/2004, par Pimousse | Albums en bref |
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ALBUMS par Pimousse

SEKIDEN - Junior FictionSEKIDEN - Junior Fiction
(Microindie Records) - [site]

Le moins que l'on puisse dire, c'est que ces australiens ont le sens de la pop song. De celle qui se joue les deux doigts dans la prise, qui fige un sourire idiot et donne envie de courir partout. La formule est simple, on l'a souvent fréquentée avec joie chez Weezer, et parfois Nada Surf et The Rentals. 2 minutes quarante secondes de guitares distordues entrecoupés de breaks courts et couvertes de choeurs sur fonds de synthétiseurs basiques. Avec cette recette, c'est l'été toute l'année ! L'album ne souffre aucun temps mort. A noter le très bon "Pinball Summer" qui n'aurait pas dénoté sur la première tentative solo de Frank Black. La mélodie d'"Answering Machine" nous rappelle ô combien on regrette les productions de jeunesses de Ben Lee et "Seldon" nous fait dire que "Junior Fiction" arrive trop tard pour rafler la mise. A la grande époque des Breeders, toute les majors les auraient sûrement pistés jusqu'au fin fond du bush.
Euphorisant donc. Simple cure de jouvence peut-être ?!!!


THE PARKAS - Now This Is FightingTHE PARKAS - Now This Is Fighting
(Endearing Records) - [site]

Premier album pour ce quatuor de l'Ontario, "Now This Is Fighting" est la bête noire de toute chronique. Rien à dire sur ces dix pop-songs matinées de toutes les influences américaines, rock et folk s'entend. Pas assez originaux pour conquérir, pas assez médiocres pour être décriés, tous les titres s'enchaînent sans laisser de traces. On pense de suite au magnifique premier opus de Zumpano, évidemment en moins bien. On se félicite des bonnes leçons livrées par Neil Young à tout guitariste nord-américain qui se respecte. Mais rien n'y fait, The Parkas ne séduisent pas, et pourtant ils sont loin d'être de mauvais bougres. Impossible donc de leur tailler un costard, aux Parkas ! On retrouve à peu de choses près l'effet donné par certaines productions en mal d'inspiration des Byrds ou des Kinks, ou tout autre groupe pourtant irréprochable. Lorsque les ingrédients sont là, la recette respectée, la nappe bien mise et que, malheureusement, la cuisinière n'est pas amoureuse rien ne sert de s'attarder.

MY CONCUBINE - La TangenteMY CONCUBINE - La Tangente
(Happyhome Records)

J'ai bien failli la prendre très vite la tangente tant My Concubine dévoile, à la première écoute, avant tout la face la moins glorieuse de ses onze titres: les voix empruntées donnent un côté poseur à leur french-pop sous haute influence gainsbourienne, certains textes ressemblent trop à des exercices de style et les faiblesses de la production nourrissent l'impression d'être plus en présence d'une maquette que d'un "produit" fini. Mais au-delà de ces considérations, My Concubine sait aussi trousser de jolies formules, notamment sur "Le hasard et la nécessité", "A vif" et "Ecoloving système", développer tout du long des arrangements de cordes intelligents et marier sympathiquement mandoline, orgue et percussions à leurs guitares claires. Par ailleurs, à l'image de leur duo sur "Les numéros de beaux salauds", Eric Falce et Pascale Kendall arrivent par moment à imposer une distance rafraîchissante. Reste que les ambitions, grandes il est vrai, paraissent dépasser leurs auteurs. N'est pas Dominique Dalcan ou Julien Baer qui veut.


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