69 - Interview

08/01/2010, par | Interviews |
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Content de jouer cinq soirs de suite (suite à l'annulation des National Parcs) alors?
V: C'est super!
A: Tu vois, hier on s'est planté sur le déclenchement des boîtes à rythme. C'est normal mais c'est comme un batteur qui ne part pas au bon moment, mais bon c'est le live! (rires).

Comment voyez-vous l'évolution de la scène musicale rennaise?
V: Ben tu vois, nous on vit dans une région qui est un désert culturel. Tu te rends compte que quand on vient ici... Je trouve génial qu'il existe un festival où il y a zéro tête d'affiches. Voir qu'il y a autant de monde qui vient année après année, cela montre une richesse culturelle forte.
A: Il y a une ouverture d'esprit ici, une curiosité qu'on voit peu dans les régions du Sud. Comme je le disais dans l'édito de Paplar, plus les années passent, moins il y a de tête d'affiche. Ce festival a cette valeur. C'est incroyable. Et puis nous on a une charge émotionnelle ici.
V: C'est notre région de cœur.
A: On a été découvert ici et puis on savait que s'il y avait une région qui pouvait comprendre notre musique c'était celle-ci. Et que si ça ne marchait pas, bien on rentrait chez nous. On s'aperçoit que c'est une mentalité qu'ont les Bretons et des gens comme Jean-Louis Brossard d'imposer un truc et de ne pas lâcher le morceau. Il valorise quelque chose qui n'a pas encore de valeur. Puis quand on voit l'évolution, de passer des concerts à l'Ubu et puis tout ça là maintenant! Merde c'est énorme!
V: C'est unique.
A: On avait fait les Trans avec Sloy en 1994. On n'avait rien sorti mais Jean-Louis aimait bien ce qu'on faisait. On a ouvert à la salle omnisport avec Offspring et tout le bordel.

Les Trans, c'est le début d'une tournée ?
V: L'album va sortir début février. Puis il y aura ensuite une tournée au printemps.
A: Pour l'instant on voit.


Vous étiez les fers de lance de la scène rennaise dans les 90's, comment voyez vous l'évolution avec les fermetures progressive des bars?
V: Une fois de plus, on est un peu décalé. Cela fait dix ans qu'on n'habite plus ici, on ne suit pas vraiment l'actualité locale. Mais comme je disais avant, c'est que quand tu vois ailleurs, tu remarques qu'ici c'est...
A: Le minima qu'on trouve ici c'est génial. Chez nous, il y a absolument rien. Et quand il y a, faut ramer... Ici on peut exprimer des choses un peu plus farfelues, il y a un public. Mais j'ai toujours trouvé que la scène rennaise n'est pas à la hauteur des infrastructures et de la curiosité qu'il y a ici. Comme quoi, ce n'est pas tout ça qui fait qu'un bon groupe sorte. Il n'y a pas de cause à effet. D'autres villes ont beaucoup moins d'infrastructures et des bons groupes sortent. Ce qui est cool ici c'est quand tu es de passage en tant que musicien extérieur ou en tant qu'étudiant. Il n'y a pas un étudiant qui repart de Rennes en disant qu'il s'est fait chier.
Les choses changent, les bars ferment, les Trans augmentent.
Après les groupes, il y a des groupes qui me plaisent mais pas plus à Rennes qu'à Lille ou Bordeaux.

Propos recueillis par Vincent Le Doeuff
Photo aimablement fournie par 69



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