TIM
BURGESS
De
Passage à Paris pour fêter son anniversaire
de mariage, le chanteur des Charlatans qui n'en perd pas
une en profite pour faire la promo de son album solo.
Un album plutôt réussit d'ailleurs très
loin des hymnes baggy du début. Il nous reçoit
dans un salon discret, le sourire aux lèvres, l'humeur
volubile. Il est fier de son disque et il a raison de
l'être.

Bonjour,
alors, tu es content d'être à Paris ?
Oui,
c'est génial. À vrai dire j'abuse
un peu, je suis venu pour faire de la promo, mais comme
c'est aussi mon anniversaire de mariage demain j'en
ai profité pour faire venir ma femme. (rire)
Depuis
que tu vis aux Etats-unis, on te voit un peu moins.
Oui,
je reviens en Europe de temps en temps, mais j'aime
la Californie.
Tu
habites là-bas depuis 5 ans maintenant non ?
Oui,
non, 6 ans, non, 5 ans tu as raison. J'ai du mal
à me souvenir. Je m'y sens bien en tout cas.
L'atmosphère est très relax, on me
fiche la paix, et puis surtout je suis toujours émerveillé
par l'endroit. C'est nouveau tous les
jours, il n'y a pas de routine. La seule chose dont
tu peux être sûr c'est d'être
surpris.
Ça
te va bien en tout cas, tu as l'air en forme.
Oui,
j'ai arrêté les conneries, je suis
plus relax. Et je profite du soleil. (Il se lève)
s'cuse moi, je ne tiens pas en place, (il regarde
par la fenêtre) c'est vraiment classe
ici, j'aime bien les cours intérieures, s'cuse
moi, on reprend. (Il fait le tour de mon fauteuil
et se rassoit)
Heu,
oui, donc, c'est ton premier album solo. Pourquoi tu as
attendu aussi longtemps ?
Je
n'en ressentais pas vraiment le besoin en fait,
et puis il y a eu le déménagement et je
me suis senti plus libre. Les Charlatans étaient
assez loin et j'ai commencé à écrire
des trucs. Mais ça ne collait pas pour un album
des Charlatans. Les autres n'avaient pas envie de
ça. Même après "Wonderland".
Oui,
parce qu'on ne peut pas dire que "Wonderland"
était typiquement un disque des charlatans. Il
y a des passages presque country dessus.
Non,
mais il aurait dû être encore plus différent.
Il a été enregistré en Californie
et ce qui était sorti des sessions était
très roots. Proche de plein de choses qui me touchent,
très varié, et puis les bandes ont été
ramenées à Manchester et on a retravaillé
dessus et Manchester à imposé sa marque.
C'est
dommage, Tu t'en veux ?
Non, pas vraiment, j'adore "Wonderland"
et il a été super bien perçu par
la presse et les fans, mais je me dis qu'on aurait
pu aller plus loin.
Et
c'est ce que tu as essayé de faire en solo ?
Non, pas vraiment, j'ai essayé d'être
moi, de me faire plaisir en faisant de la musique proche
de mes goûts. J'ai des goûts très
variés, j'écoute plein de choses,
et mon humeur change durant la journée. Je voulais
un disque qui change, qui évolue avec l'auditeur.