> edito
accueil
> recherche
> ryoji ikeda
test pattern
> radar bros.
auditorium
> jim noir
jim noir
> bowerbirds
hymns for a dark horse
> wire
object 47
> nurse with wound
huffin' rag blues
> arbouse...
interview
> seu jorge
america brasil o disco
> route du...
the dodos, fuck...
> rivers cuomo
alone: the home...
> domingo
s/t
> the war on drugs
wagonwheel blues
> sharleen spiteri
melody
> feeder
silent cry
> newsletter
> POPdépêches
les news fraîches
> POParchives
les autres articles
> POPinterviews
les interviews
> POPmusic
sélection de mp3
> POPvideo
les émissions
> POPshop
compilation et +
> POPoldies
les "vieilleries"
> POPscene
sélection de concerts
> POPlinks
les liens
> POPforum
discutaillons
> POPblog
blog
> POPredaction
contact & play-list
> fils RSS







> pub
maison de disque, labels, distributeurs: profitez de la publicité que peut vous apporter popnews. infos
rejoignez-nous :
myspace
last.fm
twitter
facebook
|
|
THE
TING TINGS - We Started Nothing
(Sony
BMG) [site]
- acheter
ce disque
Et
hop ! C'est reparti pour une sensation de l'été
avec The Ting Tings, le duo le plus sexy du moment. Et c'est
vrai que la charmante Katie White et son batteur Jules de
Martino n'y vont pas par quatre chemins pour décocher
les flèches de leur premier album "We Started
Nothing" : ils nous offrent un cocktail détonnant
composé d'un quart de pop et de douceur, un quart
d'agressivité toute punk, un quart de dance aux accents
electro-soul-funk et un quart de provocation glamour. Et
même si les proportions changent en fonction des morceaux,
si le mélange laisse parfois un peu trop entrevoir
ses ingrédients d'origine (voire
fait quelques grumeaux), de tels breuvages ne devraient
pas tarder à nous faire tourner la tête !
On passera vite sur le premier titre,
le tubesque mais pas vraiment excitant "Great DJ"
pour se pencher sur le cœur de l'album ; à commencer
par "That's Not My Name" qui allie avec une stupéfiante
habileté une intro aux accents soul, puis le phrasé
extrêmement pugnace de Katie White (passée
par l'école girls band) et pour finir une mélodie
pompée sans vergogne sur le "Silly Love Song"
du sieur McCartney : extrêmement efficace. Ensuite,
c'est le défilé : après un "Fruit
Machine" très pop, "Traffic Light"
est une bluette maligne mêlant sentiments et signalisation
routière : rigolo ! "Shut Up and Let Me Go"
(par ailleurs utilisé dans une pub) s'appuie sur
un riff de guitare des plus funky et, une nouvelle fois
sur la voix frondeuse et protéiforme de la chanteuse.
"Keep Your Head" marque un peu le pas mais "Be
the One" reprend les choses où Robert Smith
les as laissées au milieu des années 80, avec
une très bonne ballade enlevée, ornée
d'un petit riff de synthé et appuyée par une
ligne de basse très présente. Et ce n'est
pas tout car on tient avec "We Walk" et sa rythmique
implacable un des meilleurs titres de l'album. Même
l'improbable magma de "Impacilla Carpisung", avec
ses chœurs piqués chez Electrelane, réussit
à nous réjouir... avant que nous ne déchantions
sur la toute dernière chanson dont le final a la
fâcheuse tendance à nous rappeler, à
nous francophones, le "Andy" des Rita Mitsouko,
tout aussi pop mais autrement plus élastique et bondissant.
Mais bon, même si l'on
choisit d'écarter un ou deux titres, même si
l'on ne se fait pas forcément d'illusions sur l'avenir
d'une telle étoile filante, on ne boudera pas notre
plaisir et cigale, plus que fourmi, on ira danser sur la
musique des Ting Tings tout l'été.
Christophe Dufeu
Great DJ
That's Not My Name
Fruit Machine
Traffic Light
Shut Up and Let Me Go
Keep Your Head
Be the One
We Walk
Impacilla Carpisung
We Started Nothing
|