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QUELQUES
JOURS D'OCTOBRE, ENTRE VIVANTS ET FANTÔMES - 1ère
Partie : Alan Vega, Oneida, John Zorn...
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de "Quelques jours d'octobre"]
Dimanche 14.
Après
un copieux brunch pancakes-Bloody Mary dans le bien nommé
restaurant Superfine, Chad me fait visiter le quartier Dumbo
(Down Under Manhattan Bridge Overpass), autour du pont de
Manhattan côté Brooklyn. Un bel exemple de
"gentrification", puisque les anciens entrepôts
dans lesquels n'habitaient quasiment que des artistes fauchés
il y a encore quelques années sont peu à peu
réhabilités, et reloués à des
prix beaucoup moins abordables. Le quartier devient plus
familial, plus chic, avec sa galerie d'art et son chocolatier
de luxe, ça ressemble un peu aux docks de Liverpool.
Fini, les beuveries nocturnes dans le parc, les fêtes
dans la rue : j'ai l'impression d'arriver un peu trop tard.
Tout de même, l'endroit ne manque pas de cachet.
Superfine : http://nymag.com/listings/restaurant/superfine

Si la "Coney Island
Baby" de Lou Reed était à l'évidence
une personne, réelle ou imaginaire, je m'étais
toujours demandé ce qu'était le "Coney
Island Cyclone" chanté par Mercury Rev sur leur
premier album. En longeant le boardwalk cet après-midi-là,
la plage à ma droite, j'ai trouvé la réponse
en regardant le parc d'attractions, du côté
gauche. Le Cyclone, c'est un grand-huit. Mes visions dantesques
d'un ouragan ravageant Coney Island s'effondrent.

Le soir, je me rends dans
le Lower East Side pour assister à un concert de
(ou plutôt avec) John Zorn, figure incontournable
de la scène jazz locale depuis un bon quart de siècle.
J'ai bien noté l'adresse de la salle, The Stone,
située à un "corner", mais, arrivé
très en avance, je tourne longtemps dans le quartier
sans la trouver. Je finis par demander à un homme
en train de bouquiner, qui s'avérera être le
portier. Il me montre une porte, sur laquelle est marqué
en tout petit "The Stone". L'adresse était
bonne.
A l'intérieur, c'est pour le moins sobre. Une sorte
de loft avec murs blancs et plafond noir, une soixantaine
de chaises en plastique disposées de part et d'autre
de la "scène", au niveau du sol. Ni guichet
pour les billets (on donne ses 20 dollars en entrant), ni
vestiaire, ni bar ; les artistes émergent de la cave
par une trappe. Quand je pénètre dans la salle,
le saxophoniste hyperactif est en train d'accrocher au mur
des photos noir et blanc des musiciens - la crème
de l'avant-garde - qui s'y sont produits. Le set d'une heure
consiste en une succession d'impros à deux ou trois
musiciens (parfois sans Zorn), puis en sextette. J'aurais
préféré n'entendre que cette dernière
formation, d'une puissance ébouriffante, mais voilà
au moins un concert que je n'aurais sans doute pas pu voir
ailleurs qu'à New York.
Lire un
article sur The Stone (AllAboutJazz.com)
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de "Quelques jours d'octobre"]
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