> edito
accueil
> recherche
> adem
takes
> final fantasy
plays to please ep -...
> deerhunter
microcastle
> adam green
interview
> the artyfacts
maybe everything...
> larkin grimm
parplar
> neil halstead
oh! mighty engine
> klima
interview
> broken...
something for all of us
> melodium
my mind is falling to...
> hobotalk
alone again or
> dark captain...
miracle kicker
> the organ
interview de katie...
> oldman
two heads bis bis
> newsletter
> POPdépêches
les news fraîches
> POParchives
les autres articles
> POPinterviews
les interviews
> POPmusic
sélection de mp3
> POPvideo
les émissions
> POPshop
compilation et +
> POPoldies
les "vieilleries"
> POPscene
sélection de concerts
> POPlinks
les liens
> POPforum
discutaillons
> POPblog
blog
> POPredaction
contact & play-list
> fils RSS







> pub
maison de disque, labels, distributeurs: profitez de la publicité que peut vous apporter popnews. infos
rejoignez-nous :
myspace
last.fm
twitter
facebook
|
|
DEUS - Pocket Revolution
(V2) [site] - acheter
ce disque
Il
y a une grâce particulière à ce retour de dEUS
six ans après "The Ideal Crash" : une absence
totale de triomphalisme,
une manière de jouer profil bas,
de dérouler des chansons faussement sages pour amadouer
l'auditeur avec des moyens
modestes qui se révèlent
sur la durée assez convaincants. "Pocket Revolution" est
le quatrième album d'une famille encore recomposée
(arrivée de Stéphane Misseghers - batterie-, Alan
Gevaert -basse- et Mauro
Pawlowski -chant- auprès de Tom
Barman et Klass Janzoons)
et sans doute celui qui
risque de dérouter
le plus. Refusant clairement
de jouer sur l'instantanéité rock
de "Instant Street" ou "Sister Dew", remisant
au rencart les éclats bruitistes de "Suds & Soda",
il ne raccole pas le
public avide de sensations
fortes ou de nostalgie
voyante. La construction
du disque est à cet égard
assez éclairante : une intro progressive jouant sur la distorsion
psyché d'une guitare entêtante ("Bad Timing"),
une ballade mid-tempo, à la mélodie minimale, au
jeu vocal rentré, en guise de premier single ("7 Days,
7 Weeks"), suivie d'un rock déviant qui hésite à monter
en puissance ("Stop-Start Nature"). Il faut attendre
le quatrième morceau pour trouver une composition qui assume
clairement sa ligne stylistique
(souplesse rythmique,
guitares tout d'abord
mélodiques puis
de plus en plus incisives)
et se risque un peu au
rentre-dedans. Et puis,
on repart sur des bases
hybrides (programmation,
dualité des
voix et effets de guitare
sur "What We Talk About", atmosphère
entre chien et loup sur
le refrain de la seconde
ballade, "Include
me out", touches 70's -orgue, cordes, choeurs stonesiens-
sur "Pocket Revolution"), avant de voir le groupe relever
la tête sur un "Nightshopping" (guitares tour à tour
rondes et grondantes,
rythme chaloupé) ou un "Cold
Sun of Circumstances" et finir son tour de piste de ballade
("The Real Sugar") en ballade (la plus belle, "Nothing
really ends", sur la possibilité incertaine de l'amour
après l'amour, étant gardée pour la
fin, avec ses choeurs
mixtes, son doux mélange de cordes
et de percussions mélodiques, la voix de Barman enfin exposée
dans l'espoir et le regret).
Il y a quelque chose
d'émouvant
dans cette manière de se donner peu à peu, de se
laisser désirer de plus en plus, sans séduction et
sans outrance, au fur
et à mesure des morceaux. Des retrouvailles
qu'on souhaite, effectivement,
comme ce disque, toujours
plus belles.
David Larre
Bad Timing
7 Days, 7 Weeks
Stop-Start Nature
If You Don’t Get What You Want
What We Talk About (When
We Talk About Love)
Include Me out
Pocket Revolution
Nightshopping
Cold Sun of Circumstance
The Real Sugar
Sun Ra
Nothing Really Ends
|