> edito
accueil
> recherche
> neil halstead
oh! mighty engine
> klima
interview
> broken...
something for all of us
> melodium
my mind is falling to...
> hobotalk
alone again or
> dark captain...
miracle kicker
> the organ
interview de katie...
> oldman
two heads bis bis
> fire zuave
sand fastened
> tha pumpsta
bass black treble white
> milos unplugged
the mountain people...
> austin lace,...
interview
> austin lace,...
concert au centre...
> the kills
interview
> newsletter
> POPdépêches
les news fraîches
> POParchives
les autres articles
> POPinterviews
les interviews
> POPmusic
sélection de mp3
> POPvideo
les émissions
> POPshop
compilation et +
> POPoldies
les "vieilleries"
> POPscene
sélection de concerts
> POPlinks
les liens
> POPforum
discutaillons
> POPblog
blog
> POPredaction
contact & play-list
> fils RSS







> pub
maison de disque, labels, distributeurs: profitez de la publicité que peut vous apporter popnews. infos
rejoignez-nous :
myspace
last.fm
twitter
facebook
|
|
CALEXICO - Garden Ruin
(Cityslang / V2)
[site] - acheter
ce disque
Parler
de Calexico en 2006,
ce n'est pas exactement faire preuve d'une originalité folle
tant le duo fait régulièrement
parler de lui depuis
qu'il a abandonné la section rythmique
de Giant Sand aux milieu
des années 90. Plus d'une décennie
plus tard, des tas de
collaborations en tout genre (de Collateral à Iron & Wine)
et un cinquième album studio dans les bacs, on peut affirmer
sans peine que le duo
de Tucson a fait carrière et que la "maison" Calexico
se porte bien. C'est
d'abord une griffe appréciée
qui a su occuper un créneau vacant (dépoussiéré le
rock mariachi en le mariant
avec un songwriting inspiré),
c'est aussi un savoir-faire
reconnu qui s'exporte bien, en France notamment auprès de
Murat et Françoiz Breut (leur
côté intello sans doute). La nouveauté c'est
que, depuis Feast of
Wire, Calexico est devenu un vrai groupe (comprenant 6 membres
tous impliqués dans l'enregistrement et les tournées)
et qu'il regarde désormais la réalité en face
: chanter des popsongs,
finalement, ce n'est peut-être pas
si mal. Vous ne trouverez
donc pas de titres instrumentaux sur Garden Ruin, ni de morceaux à rallonge
et encore moins d'aventures hors-piste (excepté, peut-être,
le morceau final "All
Systems Red"). Mieux, le groupe a rangé sa panoplie
Tex-Mex au placard. Exit
les rattlesnakes, les mariachis et la Tequila de contrebande pour
se concentrer sur le chant et les orchestrations
léchées confiées, pour la première
fois, au producteur JD
Foster (Nancy Sinatra, Richmond Fontaine, Marc Ribot) loué pour
son éclectisme et son sens
du détail. Ainsi, ce disque fait-il la part belle à une
pop acidulée, enrubannée de chœurs et de cordes
sixties ("Lucky Dime", "Bisbee Blue", "Open
String") qu'aurait pu écrire un Lee Hazlewood ou un
Ron Sexsmith (oserais-je
dire un Richard Swift ?). Il verse aussi dans un rock lyrique hérissé de
grosses guitares et de reverb efficaces quoique convenues ("Deep
Down", "Letter
to Bowie Knife"). D'autres titres confirment le talent de
Burns en matière de ballades feutrées qui font claquer
des dents ("Cruel", Yours and Mine", "Smash"),
sans oublier, bien sûr, le quota d'exotisme latino "Roka" (chassez
le naturel…) et la touche frenchy ("Nom de Plume")
qui fait classe et on
obtient la recette du succès indie-rock
instantané !
Le cœur dans le désert mais les pieds sur terre, la multinationale
Calexico s'apprête à réaliser une nouvelle
OPA. Impossible d'en
dire du mal ou de la
détester malgré une
production riche, variée mais lisse. Écueil de ceux
qui sont installés ou privilège d'artistes affranchis
? Garden Ruin ne tranche
pas et ne déçoit pas. Ce
qui de mon point de vue
n'est pas franchement
un compliment.
Luc Taramini
Cruel
Yours and Mine
Bisbee Blue
Panic Open String
Letter to Bowie Knife
Roka (Danza de la muerte)
Lucky Dime
Smash
Deep Down
Nom de Plume
All Systems Red
|