> edito
accueil
> recherche
> daniels
fear of flying
> expérience
nous (en) sommes...
> turner cody
first light
> pollyanna
on concrete
> mgmt
oracular spectacular
> quelques...
2ème partie : the...
> deus
interview
> edwyn collins
paris, le nouveau...
> throw me the...
moonbeams
> osso exotico...
s/t
> mc homeless
trapped under an ohio...
> tahiti boy...
good children go to...
> vale poher
3 x 2
> barbara carlotti
l'idéal
> newsletter
> POPdépêches
les news fraîches
> POParchives
les autres articles
> POPinterviews
les interviews
> POPmusic
sélection de mp3
> POPshop
compilation et +
> POPoldies
les "vieilleries"
> POPscene
sélection de concerts
> POPlinks
les liens
> POPforum
discutaillons
> POPblog
blog
> POPredaction
contact & play-list
> fils RSS







> pub
maison de disque, labels, distributeurs: profitez de la publicité que peut vous apporter popnews. infos
rejoignez-nous :
myspace
last.fm
twitter
facebook
|
|
ANIMAL
COLLECTIVE - Strawberry Jam
(Domino
/ Pias)
[site]
- acheter
ce disque
A
sa manière très particulière, ce disque
peut dissuader d'écouter de la musique. D'écouter
en tout cas la musique des autres, et ce pendant un bon
moment. Est-ce le symbole même de l'échec ou
la marque d'un très grand disque que d'occuper l'espace
mental au point de réduire toute autre tentative
artistique à une piètre et dispensable politesse
? Ce fut en tout cas mon expérience avec ce "Strawberry
Jam" décidément très collant,
au corps comme au reste. Je savais pourtant Animal Collective
capable des fourberies les plus addictives, ayant passé
des matinées entières à écouter
"Grass" et ses compagnes de "Feels",
quant au précédent album, "Sung Tongs",
il ne m'avait pas non plus laissé en reste avec ses
petites explosions folk qui ne ressemblaient surtout pas
à du folk. Septembre 2007, "Strawberry Jam"
débarque avec des tubes à plein pots. On pourra
rester effrayé par les expérimentations des
premières heures ou les performances scéniques
fort déroutantes du groupe, il n'en reste pas moins
que ce disque regorge de bonnes choses, mélodieuses
à souhait, inventives, denses, incomparablement entraînantes
: des vraies chansons. De vraies chansons qui restent évidemment
l'oeuvre de jeunes gens virtuoses qui ne peuvent pas composer
ou interpréter comme les autres. Les guitares acoustiques
ont été échangées, sans doute
dans une brocante de quartier, contre des engins qui font
des bruits dans tous les sens, bruits qui s'agencent les
uns aux autres dans une harmonieuse cacophonie néanmoins.
L'organique a été méthodiquement éradiqué
au profit d'un mur du son artificiel, épais de toute
la verve créatrice transmise par ses quatre pilliers.
Seules les voix garantissent la part d'animal forcément
emblématique d'un groupe de ce nom, et elles remplissent
fort bien leur mission, criant avec force une rage de vivre
affirmée avec un entrain que le rock préfère
d'habitude ignorer. "For Reverend Green" est tout
simplement indépassable en termes d'énergie
positive, de rage saine, de brutalité réjouissante
et chaleureuse. Elle est sans doute difficilement dépassable
aussi tout simplement en tant que chanson. Il n'y a aucune
ironie dans le fait d'affirmer que cet album regorge de
tubes, car à côté de cette chanson phare,
des titres comme "Fireworks #1", "Chores"
ou "Winter Wonder Land" se disputent la palme
de morceau le plus enthousiaste et le plus enthousiasmant
de l'année. Il devient de fait rapidement impossible
d'écouter l'album sans avoir envie de l'écouter
à nouveau. Et encore. Et encore. Et le monde devient
vite fade sans "Strawberry Jam" comme bande-son.
Jean-Charles Dufeu
Strawberry Jam
Peacebone
Unsolved Mysteries
Chores
For Reverend Green
Fireworks #1
Winter Wonderland
Cuckoo Cuckoo
Derek
|