> edito
accueil
> recherche
> ryoji ikeda
test pattern
> radar bros.
auditorium
> jim noir
jim noir
> bowerbirds
hymns for a dark horse
> wire
object 47
> nurse with wound
huffin' rag blues
> arbouse...
interview
> seu jorge
america brasil o disco
> route du...
the dodos, fuck...
> rivers cuomo
alone: the home...
> domingo
s/t
> the war on drugs
wagonwheel blues
> sharleen spiteri
melody
> feeder
silent cry
> newsletter
> POPdépêches
les news fraîches
> POParchives
les autres articles
> POPinterviews
les interviews
> POPmusic
sélection de mp3
> POPvideo
les émissions
> POPshop
compilation et +
> POPoldies
les "vieilleries"
> POPscene
sélection de concerts
> POPlinks
les liens
> POPforum
discutaillons
> POPblog
blog
> POPredaction
contact & play-list
> fils RSS







> pub
maison de disque, labels, distributeurs: profitez de la publicité que peut vous apporter popnews. infos
rejoignez-nous :
myspace
last.fm
twitter
facebook
|
|
ALEXANDER
TUCKER - Portal
(ATP
Recordings / La
Baleine) [site]
- acheter
ce disque
Connaissez
vous Alexander Tucker ? Rassurez-vous, il ne s'agit pas
pour moi de réhabiliter un de ces ménestrels
anglais apparus dans les vapeurs pourpres du psychédélisme
mais bien de parler d'un musicien actuel, électron
libre, passé par la case noisy-punk à l'adolescence,
puis celle du synthé-shoegazing avant de trouver
sa voie dans la composition de drones musicaux à
base de guitares trafiquées et de pédales
d'effets en tout genre.
Au premier abord, son troisième album, "Portal",
exhale ce lourd parfum de patchouli qui prend les narines
mais, très vite, si on lui donne une chance, il s'éloigne
de ce registre complètement réducteur. Ce
disque, c'est du free folk qui voudrait atteindre un état
de transe par le seul pouvoir de ses combinaisons de finger-pickings
hypnotiques, par ses guitares bruitistes et ses vocaux fantomatiques.
En cela, la musique d'Alex Tucker rejoint celle de Ben Chasny
(Six Organs of Admittance), autre barde solitaire vaguement
anachronique, ayant digéré l'héritage
folk-blues d'un John Fahey et celui du psychédélisme
californien. C'est dans cet étroit chenal que le
disque avance, sans jamais céder à la tentation
de sonner planant ni savant. Heureusement pour nous, l'auteur
cherche avant tout à écrire des chansons,
certes un peu étranges, mais avec textes, mélodies
et chant, n'oubliant jamais qu'un développement exige
une conclusion. Si vous avez déjà écouté
Turzi, vous aimerez alors ces thèmes en spirale qui
montent crescendo jusqu'à se perdre dans un maelström
sonore. Tout au long de ce périple en huit étapes,
on perçoit bien le syncrétisme que cette musique
opère entre Sonic Youth ("Omnibaron") le
folk tradi (ce violon dévoyé sur "Veins
to the Sky") et les compositeurs d'avant-garde comme
Terry Riley ou Rhys Chatham ("Poltergeists Grazing",
"Here"). "Portal" est à la fois
un disque ambitieux et simple qui s'inscrit dans une filiation
complexe sans s'y embourber. Un chant primitif annonciateur
d'un monde englouti. Le nôtre ?
Luc Taramini
Poltergeists Grazing
Veins to the Sky
Omnibaron
Husks
Bell Jars
Energy for Dead Plants
Another World
Here
|