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Disques

Olivier Rocabois – Olivier Rocabois Goes Too Far

Olivier Rocabois

Le musicien français impose sa vision d’une pop en anglais flamboyante et lettrée sur neuf morceaux à l’écriture brillante.

L’histoire de la pop est riche de secrets bien gardés et de récits pour en accompagner les trajectoires incertaines. Des parcours parfois sinueux, romanesques, et autant de destins foudroyés en plein vol. La Pop, un continent, un idéal. Une recherche de perfection et d’harmonie, au risque de se perdre, à force d’ambition, d’extrême méticulosité. 

A l’écoute du premier album solo d’Olivier Rocabois, l’on pourra méditer sur cette question du temps à l’œuvre, tant les neuf titres rassemblés ici semblent contenir de mélodies mille fois rêvées par leur auteur, avec des glissements et, parfois, des changements de ton spectaculaires. Qu’est l’ambition en matière de composition pop lorsqu’on fait, comme le musicien breton, preuve de tant d’érudition, avec comme modèles avoués Brian Wilson, David Bowie ou Neil Hannon ?

Olivier Rocabois aurait pu se sentir paralysé, en rendant parfois hommage à certains de ses héros. Il n’en est rien et, bien au contraire, il nous répond en vrai orfèvre pop, en déployant dans le bien nommé “Goes Too Far” son imaginaire totalement débridé, peu raccord peut-être avec les manières de notre époque, mais sans jamais paraître anachronique ou dépassé. 

Ce premier disque sous son seul nom apparaîtra, sans nul doute, comme l’une des réussites majeures de la pop d’ici, d’aujourd’hui comme hier. De “The Sound of Waves”, son ouverture brillante que l’on rêverait d’écouter à haut volume sur une plage californienne à la nuit tombante, à “My Wounds Started Healing”, odyssée finale portée par des cordes irrésistibles, le musicien français réussit à atteindre quelques sommets peu communs dans la pop hexagonale. Qu’en l’écoutant nous retrouvions le souvenir de quelques-unes des comptines désarmantes de Brian Wilson (“High as High”), ou celui de la folle trajectoire de Ringo Starr (“Arise Sir Richard”, hommage intense et paradoxal au batteur des Beatles) ne nous surprendra pas. “Olivier Rocabois Goes Too Far”, pour se rapprocher des étoiles.

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