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Disques

Bruce Brubaker & Max Cooper – Glassforms

D’un côté, Bruce Brubaker, interprète reconnu de Philip Glass, auquel il avait déjà superbement rendu hommage avec “Glass Piano”, interprétation chaleureuse et tout en délicatesse pourtant de la musique du compositeur américain. De l’autre, Max Cooper, producteur et musicien électro nord-irlandais. Née en live à la suite d’une commande de la Philharmonie de Paris, cette rencontre tombe instantanément sous le sens. Au toucher subtil de Brubaker, qui sublime les lignes mélodiques de Glass en leur amenant un soupçon de sensualité, Max Cooper amène des aspérités, un peu de relief qui font glisser les morceaux vers de nouvelles formes.

La plupart des pièces de Glass est ainsi retouchée avec beaucoup de délicatesse, à commencer par le très beau “Metamorphosis” qui se déploie lentement avec ses lignes de piano qui vont en s’accélérant, que Max Cooper accompagne en arrière-plan, et vient élargir par ses sons électroniques. On retrouve la même dynamique sur “The Poet Acts” ou le final “Opening”, où le producteur électro trouve sa place naturellement dans les interstices de la musique de Glass, que Brubaker interprète à la perfection. Mais ce sont sans doute les pièces majeures (plus de 10 et 13 minutes respectivement) “Two Pages” et “Mad Rush” qui révèlent le sens le plus fort de cette rencontre entre les deux musiciens, qui y trouvent tout l’espace pour se répondre, créer une forme entre l’ambient et des sons plus agressifs, sans que jamais l’exercice ne semble vain. “Glassforms” vient ainsi témoigner du caractère inépuisable de la musique du compositeur américain, qui reçoit un hommage aussi respectueux qu’aventureux.

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