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Hémisphère Sud – Track by track

Trio formé de Thomas Ghazi, Benoit Berger et Martin Vidy, Hémisphère Sud a sorti son premier album il y a quelques semaines chez Another Records. Derrière ces huit titres, une touche de psychédélisme, un beau soupçon de pop, et surtout plein d’idées (rythmiques, mélodiques) qui justifient qu’on se plonge dans ce disque surprenant. Ceux qui en parlent le mieux sont toutefois les auteurs dudit disque, qui commentent ici pour nous chaque chanson :

“Après-midi” : “Après midi” est né à Berlin. Je revenais, au petit matin, après mon travail dans un bar de nuit, directement à mon studio pour bosser sur des idées. Un moment difficile pour une chanson simple et naïve aux influences prononcées. Les paroles sont en fait un au revoir à quelqu’un de cher, pour lui dire que tout ira bien, ce qui donne à ce morceau son ton particulier empreint de mélancolie et de douceur.

“Pharmacie” : Ce track particulier est venu au cours de nos sessions, il part d’un riff de piano à moi mais c’est un des premiers morceaux qu’on a composé réellement ensemble. Le chant répétitif, l’ambiance psyché, un peu carrelage, la boîte vide de codéine, en font un morceau dont l’ambiance représente assez bien ce qu’on veut véhiculer avec le groupe : un mélange de riffs bien efficaces mais toujours sous tension ; une sorte de « feelgood » qui risque de déraper.

“Interlude” : C’est une transition entre deux morceaux. Pour prendre le temps de rester sous tension.

“Drama” : A la base, les riffs de ce titre sont joués au piano en mode carrément plus ragtime, stride. Avec le son fuzz du Casio, l’interprétation est totalement différente et l’ensemble bass et drums donne sa dimension heavy au morceau. L’ambiance bipolaire, entre jeux vidéo et son plus lourd, m’a beaucoup inspiré pour les paroles (addictions en tout genre).

“TNVPRCT” : Un autre morceau composé à quatre. A cette période, Benoît, Martin et moi nous nous voyions super souvent, les morceaux s’enchaînaient vite, on était bien efficaces. C’était plutôt cool. Celui-ci avait pour vocation d’assumer à fond le côté « prog » de nos compos, avec des changements réguliers, des riffs parfois techniques, sans structure de chanson pop, mais en gardant toujours une sorte de ritournelle tout du long qui fait que c’est pas un simple morceau à tiroirs : « Tu ne veux pas rentrer chez toi ».

“À quoi que ça sert” : Esquissé à Berlin et fini à Tours. C’est a ce moment-là que j’ai rencontré Paul Rannaud (qui par la suite a produit notre petit album). A mon retour d’Allemagne, HS n’existait pas encore, et c’est Paul qui m’a poussé à bosser ce morceau, qu’on finalisera plus tard avec les gars. Il fait partie de ces balldes pop plus intimistes et premier degré, qu’on aime beaucoup jouer aussi.

« Back in Town » : Celui-ci est directement sorti des méandres de mes archives musicales. Composé à l’été 2011, sur Garageband, chez un pote en voyage chez qui je logeais pour garder son perroquet. En anglais, pourquoi ? Parce qu’il était déjà en anglais dans sa version d’origine. On l’a réarrangé, mais il est assez fidèle à ma démo de l’époque.

“L’Enfer” : Il y a vingt ans de ça, avec mon premier groupe (Out Ernst), nous avions composé cette mélodie qui a fini par me hanter jusqu’à nos jours. Le morceau n’avait jamais vraiment était abouti jusqu’au jour où nous avons décidé de ressortir ce démon d’un tiroir afin de le réarranger avec Martin et Benoît. C’est un morceau très visuel, avec une ambiance noire mais pas glauque.

Le disque est à acheter sur Bandcamp

Merci à Adrien Durand.

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