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Concerts

Queen of the Meadow, Emily Jane White, Rocher de Palmer (Cenon), le 13 février 2020

J’arrive juste à temps pour assister au début de la première partie assurée par Queen of the Meadow, le projet mené par Helen Ferguson avec Julien Pras à ses côtés, et suis agréablement surpris de l’audience, plutôt fournie. Ces spectateurs arrivés tôt ont bien raison, car depuis 2018 et la sortie de son second disque “A Room to Store Happiness”, on sait que le talent de la musicienne locale ne fait aucun doute. Les concerts ont certainement aidé, car les (très) belles chansons du disque sont portées par une interprétation encore un peu plus affirmée, plus sûre et avec toujours cette élégance fragile. De “Withdrawn” à “Slumber” en passant par “Valentine’s Day” (on y était presque) et un inédit très prometteur pour la fin, “Honey”, c’est une prestation sans faute que propose le duo. Vivement un nouvel album pour continuer le chemin avec cette musicienne au talent déjà reconnu.

L’attente n’est pas longue pour la mise en place du set d’Emily Jane White, qui joue cette fois en trio (batterie, guitare et elle au chant, piano et guitare). Les attentes suscitées par son dernier album (“Immanent Fire”, paru à l’automne) laissaient augurer d’un beau concert, ce qui sera effectivement le cas. Reste toutefois un petit sentiment de déception, peut-être né de l’attachement fort à cette musicienne que je suis depuis 2008 et qui aurait mérité davantage en matière d’ampleur sonore que la configuration en trio. Si les musiciens n’ont pas du tout démérité, on se prenait à regretter un peu l’absence de cordes, à espérer un piano un peu plus mis en valeur, une voix plus présente, aussi .

Cela aurait rendu assurément plus mémorable cette belle setlist, généreuse et émaillée de “vieilles” chansons (“The Cliff”, “Stairs”, “Victorian American” dans une version dépouillée très réussie, “Hole in the Middle”) entre les meilleurs titres du dernier disque comme “Surrender” ou “Drowned”. Il reste toutefois un beau souvenir de cette soirée, notamment ce rappel très réussi (et généreux), cette élégance un brin surannée, ces mélodies qui ont traversé les années sans une ride. Une artiste qu’on aura toujours beaucoup de plaisir à suivre dans ses pérégrinations musicales.

Photos : François Gardes, merci à Talitres.

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