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Disques

Wavves – You’re Welcome

Wavves - You're Welcome

La pochette est plutôt simple, un fond bleu, le nom du groupe et le titre de l’album sont écrits vite fait, des bouts de scotch jaunes sont là pour attacher tout ça. Il ne nous en faut pas plus pour y voir comme une sorte de retour aux sources pour Nathan Williams après avoir sorti deux albums chez la major Warner. Comme toujours dans les grosses structures, le contrat est juteux mais l’incompétence y règne en force. Le sixième disque de Wavves sera donc produit sur un nouveau label – le bien nommé Ghost Ramp – lancé par Williams suite à sa récente débacle.

Pour autant n’allez pas y voir l’occasion de refaire du noise-rock abrasif enregistré dans un garage avec un quatre pistes à K7 comme à ses débuts ; Wavves continue de jouer du pop-rock à écouter très fort les pieds dans le sable, comme ce « Million Enemies » dont le côté rentre-dedans bordélique nous semble plus que nécessaire en ce mois de Juillet. Mais que l’on ne se trompe pas, le caractère avenant de « You ‘re Welcome » n’est là que pour les apparences, cette musique n’est pas là non plus pour s’excuser.

Il suffit de s’aventurer au grès de toutes les nouvelles compositions de Nathan Williams pour y sentir un mélange de rogne mal dégrossie avec un humour un peu branleur, le tout emballé dans des arrangements pop plutôt nerveux. On repassera pour la subtilité et si la noirceur abrasive des débuts de Wavves n’est plus là, on sent qu’elle peut venir nous reprendre à n’importe quel moment sur certains titres distordus comme « Daisy », « No Shade » ou « Animal ».

Quand les dernières notes de « I Love You » finissent de résonner dans nos oreilles, on a l’impression d’avoir écouté une sorte de mélange entre du speed-rock sans nom et des gros morceaux de punk californien que l’on pouvait trouver dans les recoins de certains disques méconnus du label Epitaph. Et on en redemande, cette musique nous amuse autant qu’elle nous laisse éberlués, avec l’impression de voir, non sans un détachement cynique et amusé, le monde au bord de l’embrasement.

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