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Disques

Guillaume Fédou – Nouvelle fidélité part.1

Guillaume Fédou - Nouvelle fidélité part.1

“Nouvelle fidélité vol.1” : voilà un titre bien intrigant pour un disque dont l’auteur fut un nom qui circulait à mes oreilles sans que je mette réellement de la musique dessus. Il aura fallu l’oeuvre aussi bienveillante qu’inspirée de la Souterraine pour avoir cette compilation, point d’étape, autant coup d’oeil en forme de best-of qu’ouverture sur un futur qui a d’ailleurs commencé. Tentons de démêler un peu tout ça en nous plongeant dans les crédits : on y croise un compagnon de longue date de Mr Fédou avec Arnaud Fleurent-Didier, notre master ès pop Olivier Rocabois (aka All If), Benjamin Diamond, Plaisir de France… Il y a du beau linge, et Guillaume Fédou a le talent de savoir s’entourer, qui vient s’ajouter à un sens de l’efficacité pop des plus remarquables.

 

La tracklist a évolué depuis la sortie première de la compilation, et compte désormais en ouverture le tout nouveau titre du Bordelais, “La machine à désirer”, formidable trip qui sent la sueur, la piste de danse et la soirée qui part en vrille. Le tout surfe sur le genre de mélodies qu’affectionne son complice Plaisir de France, une pop qui n’a comme finalité que de faire danser : ça marche à plein, incontestablement ! Ce tube un brin halluciné trouve bien des prolongements sur le disque, qui brille par sa variété mais aussi son niveau global. Il y a évidemment “L’intermonde”, tube complexe aux arrangements chiadés, aux chants entrecroisés mais à la mélodie fluide, ou bien “Une autre chanson”, “La vie normale” ou encore “La cabane des filles”, dont la flamboyance pop n’empêche pas une certaine nostalgie de pointer. Il y a aussi un petit dérapage joliment incontrôlé (“J’ai fait un rêve”), une mélancolie glacée sur “Il n’y a que toi” ou encore le sublime “L’homme de neige”, écrit avec Arnaud Fleurent-Didier. Le point commun à ces dix titres, mais aussi la reprise de Niagara (“Pendant que les champs brûlent”), c’est d’arriver à mêler des textes littéraires mais jamais pédants (quelle belle chanson sur la solitude qu’est “Après l’amour”) avec une forme qui change souvent (ici arrangée, ailleurs dépouillée) sans perdre le fil. Si Fédou donne à chaque chanson une efficacité réelle, il sait aussi se montrer exigeant et entraînant. Une vraie signature, qui pourrait bien lui valoir toute notre fidélité.

 

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