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Disques

The Slaughterhouse Brothers – Hometown Boys

 

Slaughterhouse Brothers - Hometown Boys

Drôle d’époque pour la musique de nos jours. Les groupes de rock parviennent-ils à insuffler un vent de nouveauté pour se détacher de leurs influences ? La question se pose régulièrement à l’écoute de productions que l’on penserait tout droit nous parvenir des années 80. Quand ce ne sont pas quelques décennies auparavant, exemple récent avec les Français de Volage pour leur disque garage  « Heart Healing » chez Howlin Banana, à découvrir également.

Retour vers le futur donc. Qu’est-ce que Marty Mc Fly écouterait au volant de sa DeLorean ? Une cassette (valeur refuge nostalgique elle aussi ?) de The Slaughterhouse Brothers. Le quatuor publie aujourd’hui son premier LP « Hometown Boys ». On a pu le croiser ici et là à l’affiche de la Normandie réunifiée, festival Les Mauvaises Graines de Verneuil-sur-Avre, grange de Rock In The Barn à Giverny, et même dans un appartement de particuliers dans leur ville caennaise d’adoption pendant le festival Nordik Impact. Traditionnellement, j’écoute avant ce qui va m’être donné à entendre en concert ou festival. Dans le cas présent, je découvre les neuf titres disponibles intégralement sur le Bandcamp du groupe après avoir été interpellée par l’énergie scénique bondissante des quatre musiciens.

Pour rester dans l’analogie filmique, les chansons de The Slaughterhouse Brothers telles que « No Free Romance » ou « I Am Ready » sont une invitation à danser avec Kevin Bacon dans « Footloose ». Toi trentenaire ou plus de ton état, tu as saisi mon allusion ? Promis, les références aux comédies musicales s’arrêtent là… Point de Flashdance ou de Dirty Dancing dans ce qui va suivre ! Les premières notes de « See You In The Dark » (Side of The Moon ?) vous font croiser le chemin, non pas du groupe au célèbre prisme, mais de la « Roxanne » de Police. J’accorde une attention particulière au titre qui donne son nom à l’album, « Hometown Boys », probable étendard de ces frangins colocataires. Avec « Who We Love », également en version acoustique en guise de clôture et titre retenu pour le clip, on identifie la marque de fabrique de la scène caennaise pour ces Ebroïciens d’origine. Un peu à la façon « Hot Wave » de The Lanskies, dont la référence commune ici serait Bloc Party. Pause aux deux tiers avec le floydien « Echoes Of Stars » épuré de toute parole autre que le titre. « Get Lost », la plus funky des huit pistes, prémisse supposée aux prémices des futures compositions de The Slaughterhouse Brothers. Ce court premier LP autoproduit tout juste publié, Lancelot, Vincent, Florian et Nicolas confient déjà penser à la suite et vouloir battre le fer de la dynamique qui les anime.

 

 

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