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Festivals

Festival Levitation, 19 et 20 septembre 2014

Après deux heures de route et un déluge affronté à quelques minutes à peine de l’arrivée, c’est un Chabada au sec que je découvre à l’horizon. Et un festival qui échappe aux averses, cela semble être un bon présage. Il est déjà 18h30 quand je franchis la barrière de sécurité installée sur le parking, et mon premier coup d’oeil vers la scène extérieure surprend Al Lover en train de plier bagage. Direction la salle donc pour se placer au premier rang et ainsi admirer au mieux les costumes de scène d’Aqua Nebula Oscilator. Pour des gens que l’on dit vivre dans une cave, les Parisiens ont la paillette facile. Leur musique, quant à elle, mêle la rage du hard-rock et les poses du rock 60’s, dans un tableau expressionniste colorisé. Dérangeant.

Aqua Nebula Oscillator
A l’instant où je rejoins la scène extérieure, cette dernière semble installée en plein milieu d’un saloon, je reconnais le cheval du shérif, attaché à l’entrée et traverse la foule de clients pour m’installer au milieu des têtes à chapeaux, les yeux rivés sur la guitare double-manche du soliste de Spindrift, groupe américain de Los Angeles, ne se déplaçant jamais sans ses crachoirs et ses franges de rechange, et composant une BO de western Leone/Morricone du plus bel effet. Le grand écart avec les Parisiens d’Aqua Nebula Oscillator est saisissant, mais à mesure que le festival déroule ses sets, je me rend compte que c’est là l’une des grandes réussites de celui-ci, transporter ses spectateurs dans une gigantesque DeLorean, et traverser les époques en musique, avec pour argument incontestable, le psychédélisme au minimum apparent, de toutes ces formations musicales.

Christian Bland
Le temps de manger un bout et le concert de Christian Bland & The Revelators commence entre chien et loup. C’est le premier groupe à l’affiche pour lequel j’ai fait le déplacement et le guitariste de The Black Angels offre une prestation très décontractée, à l’aise avec le public, auquel il n’hésite pas à parler assez fréquemment. Conseil du soir de Christian : « vous pouvez acheter l’album ce soir, il ne sort que dans 5 jours, vous pourrez le mettre sur eBay ». Côté musique, on est assez loin de The Black Angels, son projet solo évoluant dans des tempos beaucoup plus doux, les morceaux montant progressivement en intensité à mesure que les différentes pédales d’effets s’enclenchent.

Joel Gion & The Primary Colours 4
Le prochain groupe à jouer dans la salle n’étant pas ma tasse de thé, j’en profite pour me placer pour Joel Gion, le Mr Tambourine Man de The Brian Jonestown Massacre, qui livre ici un concert oedipien, étonne dans une posture de leader peu habituelle pour lui mais qu’il assume avec charisme. Les morceaux sont proches des ambiances du BJM mais le chant apaisé et les claviers plus présents marquent la différence. 50 minutes plus tard, le fils a tué le père et peut désormais parcourir le monde pour le clamer haut et fort.
Woods
Après un passage rapide dans la salle pour Zombie Zombie, qui vrombit vrombit, je me délecte de la présence de Woods, qui calme magnifiquement l’ambiance, avec leurs morceaux folk-rock interprétés à la perfection par la voix haut perchée de Jeremy Earl. La touche Woods-tock du festival.

Frites – départ – route – repos. A demain.

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