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Disques

Fat Supper

Fat Supper - Fat Supper

C’est à un bon repas que nous invite Fat Supper. Pas vraiment de la nouvelle cuisine ou des mets alambiqués. Pas de chichis ici, c’est à la bonne franquette : un repas dense, pas aussi gras que son nom pourrait le laisser penser – le disque se limite à 8 titres (38mn) qui permettent de bien se restaurer, d’avoir une bonne portion sans être écoeuré. On sent que la tambouille a mijoté, qu’elle a été pensée pour pouvoir affronter la scène et son fumet rauque vient nous chatouiller les narines et nous mettre en appétit. En apéritif, un « Step Back » malté met tout de suite dans l’ambiance : guitare saturée, basse ronde et souple, et batterie – c’est simple, basique même, mais franchement efficace. La voix de Léo Prud’homme (qui n’a pas dû boire que du petit lait dans la vie) assure le côté buriné du projet : un grain de voix qui fait tout le sel du groupe. Puis, en entrée, le titre « Knowledge’n’Feeling », assez léger (voire un rien pop), est assaisonnée de cette jolie voix féminine. Sur « Gravity None » ou « Stuck in a Flat », ensuite, Léo Prud’homme joue les crooners. Pour les plats de résistance, on se délectera de « Basement », « Twisted » et plus encore  (cerises sur le gateau) de « Every Nobody » ou « Tiny Wave ».

Les convives à cette table sont des habitués du genre : quelques papys (le Velvet Underground, Marc Bolan ou Tom Waits) mais aussi leurs longues progénitures (les Timber Timbre, Tindersticks, Eels, PJ Harvey, Kills ou encore un Rodolphe Burger qui a eu le bon goût de s’échapper du fast food…) Des influences présentes que le trio ne cherche pas à effacer… mais finalement, n’est-ce pas avec de vieux potes qu’on fait les meilleurs soupers ?

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