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Disques

Cubenx – On Your Own Again

Cubenx - On Your Own Again

La crise stoppera-t-elle la mondialisation des disques ? Après quelques maxis calibrés pour les dance-floors, le mexicain César Urbina alias Cubenx s’illustre sur un premier album charmeur et référencé OU référencé mais charmeur, selon l’optique que l’on choisira. « Locked » trouve d’emblée les sons pour nous complaire : guitare Cocteau Twins période « Tiny Dynamine » vaporeuses et glissantes, toutefois adjointes d’un synthé-bandonéon qui laisse un petit arrière-goût. Eighties encore avec « These Days », cold mais pas trop, très Aswefall (faux présent) et Shriekback (vrai passé) avec une belle basse frigide et une voix s’essayant au guttural-chuchoté. Retour au « son du jour » avec l’anodin « Adrift at Sea ». La boucle se répètera : dance/pas dance, jadis/pas naguère. Et le petit charme d’agir : semi-acoustique (« Grass »), ambiant hispanique (« Mist Over the Lake »). « Noir » psyché-reggaeise comme le « Burning Wheel » à volutes opiacées de Primal Scream, si ce n’est qu’ici le décubitus rampant se prolonge un peu. Plus que son goût de la citation (le titre en hommage à Scott Walker), on reprochera à Cubenx un certain statisme dans ses compositions qui rend l’album un peu flou sur la longueur. Ce qui ne nous empêchera pas d’admirer l’alchimie parfaite de « Sierra Madre » entre beat box béats et claviers clignant de l’oeil : « Dormir éternellement » (sous le soleil, rajouterait Adolfo Bioy Casarès…) In finé, Cubenx nous séduit : les moines-copistes à sombreros sont trop rares ici-bas.

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