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Disques

Coffret les beaux labels volume 1

V/A - Les beaux labels

L’exercice dans lequel se sont lancés les Inrockuptibles n’a rien d’évident finalement. Un coffret, visiblement le premier d’une série appelée à s’étendre, qui regroupe cinq cd sur lesquels se retrouvent dix titres, le tout étant donc classé par label. Les cinq premiers choix sont donc Bella Union, Domino, Sub Pop, Factory et Warp. Du beau monde, donc !

Evacuons aussi sec la critique, à la fois vaine et recevable, du « ahlala, ils n’ont pas mis X » ou du « Ohlala, je déteste cette chanson Y de X, ils auraient dû mettre… ». Oui, j’ai été surpris de certains choix, mais justement, parce que ce sont des choix, et donc que je n’aurais pas forcément fait les mêmes (je pense à Sub Pop). Il convient de prendre le coffret pour une porte d’entrée dans l’univers fort de ces labels, et dans ce sens-là, il y a vraiment de quoi faire des heureux.

Vous avez un ami qui commence à avoir une barbe un peu suspecte et qui mange bio ? Le disque consacré à Bella Union fera parfaitement l’affaire : casting superbe, beaucoup de très beau folk (Laura Veirs, Midlake, John Grant) et un peu de pop pour relever la sauce (The Acorn, Abe Vigoda). Le disque consacré à Warp est lui aussi bien conçu : de Aphex Twin (« Windowlicker ») à Battles (« Atlas »), en passant par !!! (« AM/FM »), Boards of Canada (« Dayvan Cowboy ») ou Bibio (« Lover’s Carving »), que de pistes à explorer pour celui qui tombe sous les charmes bien distincts de ces titres, unis par une même élégance et aptes à faire planer ou danser.
Si le disque consacré à Factory est lui aussi irréprochable (New Order, Joy Division, mais aussi The Durutti Column, The Names et Happy Mondays), le disque consacré à Domino m’a fait un drôle d’effet. Non pas par son casting (Villagers, Animal Collective, Pavement ou encore The New Puritans), mais plus certainement par ma familiarité avec les artistes présents, souvent plus ancrés dans une actualité proche (voire très proche). Pour finir, le disque consacré à Sub Pop, qui fut certainement difficile à établir, et si la période grunge est bien présente (Nirvana, Mudhoney), je regrette quand même la présence de CSS, tant je trouve le groupe médiocre. Ils jurent un peu à côté de The Shins ou Iron and Wine.

L’ensemble fait quand même très belle impression : cinquante titres, en cinq disques et labels, pour une assurance « cadeau de dernière minute » pour amateur de musique. Un bel objet, qui a toute sa raison d’être pour qui veut découvrir quelques pans de la musique indépendante de ces vingt dernières années.

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